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pothèque est plus répandue en Orient, — et en ce qui touche la ïlapa-T/jaiç kT.npor.%ç xal xoupxTopiaç de Modestin, puisqu'elle est écrite en grec.
m. — Mais une fois reconnue la provenance orientale de ces compilations ou de la majorité d'entre elles, une question se pose directement : se peut-il qu'elles soient sorties de l'École de Droit de Beyrouth? Nous ne le pensons pas.
D'une part, le programme des études se composant, selon toute vraisemblance, déjà au iv^' siècle, des mêmes matières qui forment le programme antéjustinien', toutes les compilations en cause se trouvaient en dehors des œuvres interprétées à l'École.
D'autre part, il semble inadmissible que, même dans la période où l'enseignement a été le plus faible, — entre le deuxième tiers du m" siècle où disparaissent les grands juristes, et la première moitié du v^ siècle où apparaît l'École des « maîtres œcuméniques », — la méthode pédagogique ait consisté à dicter aux étudiants des anthologies ou des chrestomathies juridiques.
La structure intime de ces œuvres éveille plutôt l'idée de travaux de praticiens qui, pour se guider dans le dédale compliqué de l'abondante production classique, se font à eux-mêmes des abrégés ou des recueils d'opinions des juristes anciens. Les œuvres de cette nature ont été, d'abord, composées d'extraits des textes purs des jurisconsultes classiques ; puis, passant de mains en mains, ces abrégés ont été glosés, scoliés, interpolés de plus en plus à mesure que l'on s'éloignait des dates où en furent confectionnés les premiers manuscrits : c'est le sort de tous les ouvrages de l'Antiquité qui ont connu le succès. Et dans la décadence qui atteint la science du droit après la disparition des grands juristes du m® siècle, quels