In/'rà, p
laissé d'ouvrages rédigés en forme de Paraphrase, la Paraphrase d'un texte désignant l'ouvrage où les phrases personnelles du commentateur s'entremêlent au texte original commenté, d'une façon si étroite que les soudures sont parfois difficiles à découvrir. En Occident, dès avant Justinien, Ylnterpretaiio Gai d'Autun (du iv* ou v" siècle) et Ylnterprelatio du Code Théodosien fournissent les meilleurs exemples, les moins incomplets, d'une Paraphrase. Pour rOrient, on ne possède aucune œuvre de ce genre avant la Paraphrase des Institutes de Justinien par Théophile ou attribuée à Théophile. Cette œuvre célèbre n'appartient pas à l'École de Beyrouth, puisque Théophile enseignait à Constantinople : cependant, elle aurait des attaches avec l'enseignement de Beyrouth si l'on admettait, à la suite de Ferrini, que sa source principale est un xaTà rJoloLç des Institutes de Gains, composé h Beyrouth au v^ siècle, c'est-à-dire par les « maîtres œcuméniques ». Nous écarterons plus loin* l'hypothèse de Ferrini en lui en substituant une autre.
L'activité des maîtres de Beyrouth s'est portée surtout, et principalement, vers le commentaire revêtant la forme de Scolies sur les sources anciennes. Ce genre de travail comporte, à la différence de la Paraphrase, le maintien, dans son intégrité, du texte commenté, texte original pur ou déjà augmenté des gloses qui ont pu s'y glisser avant le commentaire. Le procédé du scoliaste consiste à accompagner le texte qu'il explique de remarques, qui, écrites en marge ou en interligne ou même sur des feuilles séparées (comme les Scholia sinaitica), restent toujours distinctes de ce texte : ces remarques sont les « scolies ».
Des « scolies juridiques » ont été découvertes à la fois en Occident et en Orient,
Les scolies de l'Occident, écrites naturellement en latin, se distinguent par deux caractères : elles sont très brèves