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et elles ne forment pas un commentaire suivi de l'œuvre auprès de laquelle elles sont placées; elles sont isolées, détachées ou, comme on dit parfois, < sporadiques », telles les Scolies des Fragments du Vatican. Il est probable, d'ailleurs, qu'elles ne sont pas des produits de l'enseignement, car il semble bien que les maîtres de l'Occident, au v^ siècle encore, préfèrent Ylnlerpretatio à la scolie. En tout cas, les scolies de l'Occident n'offrent qu'un intérêt très restreint.
L'orig-ine scolaire et l'importance des scolies de l'Orient, rédigées naturellement en grec\ ne peuvent, au contraire, qu'éclater aux yeux. Les juristes de l'Orient ont, depuis le v^ siècle, employé la scolie comme l'instrument favori de leur activité. Les maîtres de Beyrouth ne sont peutêtre pas les premiers à avoir adapté ce procédé à l'enseignement du droit ; en tout cas ils l'ont utilisé largement, bien longtemps avant que des compilateurs anonymes n'aient annexé aux manuscrits des Basiliques, en forme de scolies, des extraits tirés des œuvres de leurs disciples ou de professeurs postérieurs à Justinien.
Les Scholia Sinaitica, étudiées plus bas, montrent que ces maîtres ont pratiqué, comme l'ont fait dans la suite leurs continuateurs byzantins, deux méthodes de travail sur les œuvres classiques : T'IvosS, indication des matières traitées par le texte ancien, la napaypaçvî, explication de ces matières ^
Dans quelle mesure connaît-on des scolies provenant sûrement ou très vraisemblablement des « maîtres œcu-
L — Avant de présenter les renseignements qui peuvent exister sur les travaux particuliers de chacun des
1. Depuis la fin du iv« ou le début du v siècle, Suprà, p. 212.
2. P. Krueger, op. cit., p. 362 (trad. franc., p. 428). — Sur les fragments du Sinai, voir Suprà, p. 155-156, et Infrà, p. 279-282.
maîtres, il nous paraît utile de tirer, des Scolies qui énoncent les titres généraux attribués à ces maîtres*, l'indication que les maîtres de Beyrouth, en général, ont commenté les constitutions. Car, il est à noter que les scolies visées ne parlent absolument que des commentaires sur les lois impériales et ne se réfèrent jamais aux études consacrées par le groupe des zf^q c'.y.cu[j.£VY]ç h^xay.xkci aux œuvres des jurisconsultes classiques, encore qu'il en ait existé, on le verra bientôt. Ces Scolies ne se rapportent même qu'à une partie de l'enseignement des maîtres sur les constitutions, uniquement à leurs commentaires sur des constitutions transcrites au Gode Grégorien -. La liste, d'ailleurs, en est très courte ^
II. — La liste se complétera pourtant au cours des notices spéciales consacrées aux œuvres de chacun des sept professeurs connus, en dehors d'Euxène dont le nom seul a survécu.
1. — Cyrille. — On ne peut signaler, à titre d'ouvrage indépendant provenant de l'Ecole de Beyrouth, que le travail de Cyrille (l'ancien) appelé \"\'T.b[j.vqiJ.a twv ostpiviTwv*. Ce travail devait, sur le modèle des De/initwne.<i