‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 207 sur 242 · Scol. Taû-r-.v, I · texte numérisé non relu

Scol. Taû-r-.v, I

4. Scol. Taûxriv : vùv 8à ouarafTai sv -aat toTç o;-j-. — Les auteurs modernes ne sont pas d'accord sur le sens exact de cette phrase. Nous ne croyons pas qu'il faille en tirer la preuve que le traité de Cyrille aurait été réparti dans tout le Digeste (en ce sens, P. Bonfante, Storia del diritto romano, 2' éd., Milan, 1909, p. 633).

5. Deux scolies de Stéphane se réfèrent au commentaire de Cyrille sur les Libri ad Edictum d'Ulpien : 1° le texte du Dig. 2, 14, 12, que commente la scolie Aûvaxat {Bas. 1, 583) est extrait de : Ulp. libro quarto ad Edictum; 2° le texte du Dig. 15, 1, 9, 7, que vise la scolie 54 (Suppl., p. 211), a pour inscription : Ulp. libre vicesimo nono ad Edictum.

6. La scolie Ao'Xou de Stéphane (III, 474) se rattache à Dig. 23, 4, 26, 4, portant l'inscription : Pap. libro quarto responsoruni ; Stéphane se réclame d'ailleurs formellement de l'interprétation de Cyrille sur le responsum de Papinien.

2. — Patricius. — Les abondantes scolies qui révèlent les opinions de Patricius ne mentionnent, comme œuvres du professeur, que des commentaires sur les constitutions. Pas une fois il n'est fait allusion à un travail de lui qui toucherait aux œuvres des jurisconsultes classiques. Cette double constatation conduit à penser que Patricius s'était consacré exclusivement à l'inlerprétation des lois impériales, conclusion qui peut surprendre au premier abord, mais qui pourtant nous parait correspondre à la vérité. Car, étant donné la masse des emprunts que les professeurs byzantins lui ont faits, étant donné l'estime où ils le tiennent, il semble bien que, si Patricius avait laissé quelques commentaires sur les jurisconsultes classiques, des références à ses travaux se retrouveraient également dans les Scolies des Basiliques.

Dans le domaine où son activité s'est exercée si largement, les Byzantins montrent que Patricius a étudié tout ensemble les trois Codes Grégorien*, Hermog-énien^ et Théodosien^ et, en plus, des constitutions « extrava-

1. Voici, sur la base des scolies relevées, la liste des constitutions commentées par Patricius qui existaient dans le Gode Grégorien : God. lust. 2, 12 (13), 6 (223) (Bas. I, 403); h. t. 10 (227) (1, 405); 2, 3, 6 (213) (I, 646); h. t. 9 (222) (I, 649); 2, 4, 3 (223) (I, 692); h. t. 6 (230) (I, 695); 4, 35, 2 {s. d. Ant. Carac.) (Il, 146); 4, 65, 1 (213) (II, 3G9); 2, 11(12), 4(198) (11,4.54); 4, 1, 2 (223) (II, 542); 4, 30, 4 (s. d. Ant. Carac.) (II, 657;; 4, 10, 4 (290) (III, 22); 5, 53, 3 (215) (III, 782); 3, 28, 18 (286) (IV, 35); 3, 29, 5 (286) (IV, 157); 4, 62, 3 (s. d. Val. Gall.) (IV, 502); 9, 46, 1 (s. d. Alex. Sev.) (V, 251- 252); 9, 47, 13 (s. d. Diocl. xMax., avant 293) (V, 873); 2, 18 (19), 3 (199) (SuppL, 156). — Gette liste rectifie et complète celle de Rotondi, Scritti giuridici, t. I, p. 113, n. 2 [où on lira : « 18 G. 3, 28 (a. 286) : Hb. 4, 35 », au lieu de 20 G. 3, 28 (a. 294)].

2. Sur la même base, les constitutions examinées par Patricius qui existaient probablement dans le Gode Hermogènien (Rotondi, op. cit., t. I p. 113, n. 2) sont celles-ci : God. lust. 2, 4, 18 (293) [Bas., I, 704); 4, 10, 6 (293) (III, 23); 7, 22, 1 (293) (IV, 789).

3. Suivant les scolies, Patricius a étudié deux lois insérées dans le Gode Théodosien : God. Theod. 2,9,2 = God. lust. 2, 4, 40 (381) {Bas. I, 722) ; God. Theod. 8, 12, 5 = God. lust. 8, 53 (54), 27 (333) (IV, 585) (ces références à Patricius manquent dans Rotondi, op. cit., t. 1, p. 113, n. 2).

gantes » ou non recueillies dans ces Codes et qu'il a examinées directement'.

3. — DoMNiNus. — Domninus a interprété des constitutions du Code Grégorien^ et du Code Théodosien*. Les témoignages relatifs à sa production sont trop rares pour qu'on puisse affirmer qu'il n'a pas commenté les œuvres des jurisconsultes classiques.

4. — Démostbène. — Les trois scolies de Théodore et de Thalélée, seules références à l'œuvre de Démosthène, laisseraient croire qu'il a commenté uniquement le Code Grégorien*, hypothèse invraisemblable; mais a-t-il travaillé sur les jurisconsultes classiques, on l'ignore.

5. — EuDoxius. — Les travaux d'Eudoxius ont consisté dans l'interprétation de constitutions contenues aux Godes Grégorien^ et Hermogénien'', ainsi que dans l'explication d'une œuvre classique, le lib. IX de officio procoiisulis

1. Une première constitution de cette nature étudiée par Patricius est : Cod. lust. 4, 2, 16 (408) [Bas. II, 652) qui manque au Cod. Theod. (Rotondi, op. cit., t. I, p. 113, n. 2); la seconde est la constitution de 424 (Cod. lust. 7, 39, 3 = Cod. Theod. 4, 14, 1) que les Bas. 23, 3, 74 (II, 730; cf. 731) déclarent avoir été interprétée par lui dès sa promulgation [Suprà, p. 135).

2. Le seul exemple fourni par les scolies est : Cod. lust. 2, 12(13), 6 (223). {Bas. I, 403) (Rotondi, op. cit., t. I, p. 113, n. 2).

3. Un seul exemple encore est donné par les scolies : Cod. Theod. 8, 12,^ 5 = Cod. lust. 8, 53 (54), 27 (333) [Bas. IV, 585) (Rotondi, op. cit., t. I, p. 113, n. 2) ; cf. Suprà, p. 277, n. 3.

4. Les constitutions visées sont déjà mentionnées Suprà, p. 277, n. 1 : Cod. lust. 2, 12 (13), 6 (223) [Bas. I, 403i; h. t. 10 (227) (I, 405); 2, 4, 3 (223) (I, 692) (Rotondi, op. cit., t. I, p. 113, n. 2).

5. Les scolies apprennent qu'Eudoxius a commenté les constitutions suivantes figurant au Code Grégorien : Cod. lust. 2, 12 (13), 6 (223) (1, 403); 2, 4, 3 (223) (1, 692); h. t. 8 (239) (I, 696) ; 2, 11 (12), 4 (198) (II, 454); 8, 54 (55), 3 (290) (IV, 593) (Rotondi, op. cit., t. I, p. 113, n. 2).

6. D'après les scolies, Eudoxius a commenté les constitutions suivantes figurant vraisemblablement au Code Hermogénien : Cod. lust. 2, 4, 18(293) (I, 704); 4, 19, 9 (293) (II, 488-489) (Rotondi, op. cit., t. I, p. 113, n.2).

d'Ulpien'. C'est une opinion aventureuse que de lui attribuer les Scolies du Sinai".

6. — Amblichus. — La scolie unique de Stéphane qui cite le nom d'Amblichus se rattache au titre du Digeste, de rébus creditis, à un fragment tiré du Itb. XXVI ad Edictum d'lllpien\ Cette connexion laisserait croire qu'Amblichus avait commenté le lih. XXVI ad Edictum dUlpien qui est aussi désigné parfois comme son liber I ad edictum de rébus creditis^.

7. — Leontius. — Le nom de Leontius n'apparaît qu'une fois dans les scolies et d'une façon assez bizarre. Stéphane^ indique que Leontius posait une question [Aîîvticç 7-po)-(r(Crs)l sur un point délicat de la défense du maître à l'action de peculio et à cette question, c'est Stéphane en personne qui répond. Comme le passage se rapporte à un texte du Digeste extrait d'Ulpien lib. XII ad Edictum, on peut inférer que Leontius avait soulevé la question au cours d'un commentaire sur les Libri ad Edictum d'VilpieUy matière du programme d'études.

§ IL — Travaux probables.

L — Les scolies grecques sur les Libri ad Sabiniim d'Ulpien, connues sous le nom de Schulia sinaitica, proviennent certainement de l'une des Ecoles de Droit d'Orient, sans qu'on puisse savoir de laquelle. On a proposé de les attribuer à l'Ecole de Beyrouth'^ plutôt qu'à

1. L'indication vient de la scolie de Théodore (11,454 in fine); cf. Dig. 48> 19, 8, 7 (Ulp. libro nono de off. procons.) = Bas. 60, 51, 8.

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