‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 208 sur 242 · Cf. l'inscription des Fr. Vat · texte numérisé non relu

Cf. l'inscription des Fr. Vat

5. La scolie 173 [Bas., Suppl., p. 227) est sur Dig. 15, 1, 42, Ulp. lih. XII ad Edictum.

6. Krueger, p. 362 (trad. franc., p. 427-428); Alibrandi, op. cit., t. I, p. 448.

280 CHAPITRK SIXIÈME.

l'Ecole de Constantinople. parce qu'elles ont été découvertes dans un monastère du Sinaï'. Nous ajouterons que la présomption est en faveur de Beyrouth, attendu que l'éclat de l'enseignement juridique y était plus vif que dans la capitale ou qu'à Alexandrie, ville à laquelle on pourrait songer aussi.

Alibrandi, ne mettant pas en doute la provenance des fragments et fixant leur date de rédaction entre la mort de Léon (474) et 528, s'est demandé auquel des maîtres connus de l'Ecole de Beyrouth ils devaient être rapportés. Il écarte les noms de Patricius, de Cyrille, de Démosthène et de Domninus, parce qu'il les suppose morts avant 474 : c'est donc Eudoxius seul, conclut-il, qui a pu écrire les fragments du Sinaï ^. Sa conclusion pèche par une trop grande précision. Si les fragments sortent de l'Ecole syrienne — et le fait n'est pas certain — et s'il était vrai que les quatre premiers professeurs fussent morts en 474 — ce qui n'est rien moins que certain pour les deux derniers, — les fragments pourraient avoir été écrits aussi bien par Euxène, Leontius, Amblichus, ou par un inconnu, que par Eudoxius.

Au reste, l'un de leurs auteurs est reconnaissable et aucun des noms cités ne lui convient.

Les Scholia sinaitica, en effet, n'émanent pas d'un seul auteur, mais de deux. Ils constituent ce qu'on appelle une « catène » ou « chaîne » et, ajouterons-nous, la seule « chaîne » sur les grandes œuvres juridiques classiques qui nous ait été conservée ^ en dehors de celles qui ont passé au Digeste *. Certains morceaux ne sont, dans les Scholia sinaitica, précédés d'aucun nom d'auteur. Ils sont

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