‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 209 sur 242 · Infrà, p. 301, n · texte numérisé non relu

Infrà, p. 301, n

dus à un professeur inconnu : à l'Anonyme (c'est à celui-là seul que le nom d'Eudoxius s'appliquerait dans la doctrine d'Alibrandi). D'autres morceaux sont précédés du nom de leur compositeur : ^Lao. ou Sab., abréviation qui désigne, non point le jurisconsulte Massurius Sabinus, mais un scoliaste grec préjustinien*, laSïvoç, antérieur à l'Anonyme qui utilise son travail. Si l'on était sûr que les fragments appartiennent réellement à l'Ecole de Phénicie, le nom de l'Anonyme et de ce Sabinus devraient donc être joints aux noms des professeurs relevés ci-dessus'. L'œuvre de l'Anonyme comprenait d'ailleurs, en plus du commentaire sur les Libri ad Sabiniun d'Ulpien, dont les Scolies du Sinaï révèlent l'existence, un commentaire sur les Libri ad Edictum d'Ulpien ou sur une partie de ces Libri, car, à ce commentaire, un passage des Scolies du Sinaï fait une référence directe^

En tout état de cause et même au cas où les Scholia sinaitica auraient été écrites en un autre endroit que Beyrouth, elles olïrent un double intérêt pour la connaissance des méthodes suivies par les Ecoles orientales du Bas-Empire, méthodes dont il y a tout lieu de croire que l'Ecole de Beyrouth les a pratiquées, peut-être sans les avoir inventées :

1° elles montrent, d'une part, quels étaient les procédés de l'enseignement; nous les avons utilisées sous cet aspect, précédemment*;

2° elles montrent, d'autre part, comment se sont formées les « chaînes » sur les œuvres juridiques classiques.

1. En ce sens, Krueger, p. 362, n. 12 (trad. franc., p. 428, n. 3), contre Alibrandi.

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