‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 21 sur 242 · Infrà, Chap. III · texte numérisé non relu

Infrà, Chap. III

5. Riess, vo Apoîlinaris, n" 7, dans Pauly-Wissowa, t. I, col. 2845.

en Chypre, mort en 3i8, ayant sa fête le li décembre, était, dit sa Vie, scandalisé par l'atticismc alTecté de son collègue, Triphyllius, qui répugnait à employer le vocabulaire des Évangiles*. Ce Triphyllius, évêque de Ledron en Chypre, était un ancien avocat (scholastique) qui « pour étudier les lois était resté longtemps dans la ville de Béryte », déclare Sozomène, l'auteur de VHistoria ecclesiastica (I, 11) ^ le continuateur d'Eusèbc.

Pour certains auteurs, Sozomène lui-même, qui fut avocat à Constantinople, aurait fréquenté, comme étudiant, l'École de Beyrouth. Cette opinion ne s'appuie sur aucun documenta Parfois même on fait de Sozomène un professeur de droit à l'Université de Beyrouth * : opinion qui ne repose non plus sur aucun texte connu do nous.

7. — En 342, un rescrit impérial atteste indirectement, croyons-nous, Tinfluence que renseignement de l'École de Droit de Beyrouth exerçait sur la pratique.

11 s'agit de la célèbre constitution des fils do Constantin de Tan 342' ordonnant l'abrogation des formules dans les actes. La suppression radicale des formules de droit s'applique probablement aux formules usitées dans les

1. Les Vies des Saints, t. XII, Paris MDCCI, p. 4, (j; Lainmens, p. 7.

2. Migne, P. G. t. LXVII, col. 887, 889-890 : ... ^'.va: oï tjv aùzo-.; S;:up;Swva toutov, zaï TpiœjXX'.ov xôv Ar|opou È-;(j-/.o-ov, àvôp* aXîvto; r; iWô^i'xov, y.%\ o'.à vo'jjlcov aay.Tfaiv -oXùv ypo'vov sv tr RrjpjTÎtov ;:o'/.3, o'.aTp;i|<avT:a (inter quos erat Spyridon hic noster, et Triphyllius Ledrorum episcopus, vir disertissimus, et qui ob studiurn legum se. Romanorum] diu in urbe Berytiorum fuerat commoratus). — Ancienne édition : R. Estienne, Historici graeci, Paris, 1544. Le passage est cité par Hase, p. 56, 91-92; Benzinger, loc. cit., col. 322; Hitzig, op. cit., p. 74, n. 244; Lammens, p. 7.

.3. Cette opinion qui vient du célèbre érudit Henri de Valois, éditeur de Socrate et Sozomène, et qui se retrouve encore dans Lammen.s, p. 7-8, est écartée par Hase, p. 104-1(S.

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