‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 214 sur 242 · Mais voy. Infrà, p · texte numérisé non relu

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5. L'argument a été employé pour les Scolies sur Papinien, ci-dessus (p. 282).

Peters, lui, ne se prononce pas aussi nettement. Il commence par écarter l'objection de M. de Francisci en alléguant que, auxv' et vi" siècles, les relations entre l'Egypte et la capitale étaient régulières. Mais il ne se rallie pas, néanmoins, à l'idée de M. Vassali; l'autorité de Théophile n'est pas, selon lui, incontestable, car, dit-il, le nombre des fragments des commentaires du Digeste d'autres maîtres, tels qu'Isidore, Théodore, Cobidas et Anastase, est trop faible pour qu'on puisse, avec M. Vassali, exclure la possibilité du rattachement du papyrus à l'un de ces commentaires. Pour Peters, le point important est de déterminer d'abord si la nouvelle découverte ne nous aurait pas livré la partie d'un commentaire sur la collection préjustinienne dont, lui, Peters, met tous ses efforts à établir l'existence, c'est-à-dire le « Prédigeste ». Quoique nous ne voulions pas aborder directement ici le problème du « Prédigeste », nous devons pourtant discuter à fond les idées de l'auteur sur le Papyrus.

Suivons les explications de Peters au cours desquelles il déclare d'ailleurs être incapable de prendre position.

a) Il démontre d'abord que le prototype (Vorlage) du papyrus portait en marge une glose (passée dans le texte du P. S. I. 55, lin. 110-112 et reproduite à nouveau dans une scolie marginale). Cette glose renvoyait à un « livre 18 » : wg P lY) eûpr,(j£iç. Le passage visé se trouve être maintenant le Dig. 18, 5, 2 ou le Dig. 18, 1, 72; mais il n'est pas certain que, comme l'admet M. Vassali, la citation du « livre 18 » se réfère au Digeste; car le livre 18 [du Digeste| appartient à la par.*; de rébus et, pour Peters, c'est chose certaine que les parties appelées zpwia, de iudiciis et de rébus, ont été tirées, sans changements, du plan de la collection préjustinienne [le Prédigeste] : donc les passages du D. 18, 5, 2 et D. 18, 1, 72 se trouvaient déjà dans la collection préjustinienne au livre 18.

b) D'après le contenu, on ne peut découvrir la source du papyrus. On ne peut dire qu'une chose : les larges

discussions servant à éclairer le passage correspondant au Dig. 2, 14, 7, 5 (lin. 69-90) et le passage correspondant au Dig. 2, 14, 7, 6 (lin. 91-128), ont leur parallèle à nouveau dans les larges amplifications de Stéphane (ou Etienne); elles se placent donc ou bien dans le temps d'avant Justiiiien, ou bien dans la période, où les prescriptions sur la forme des commentaires se sont relâchées, c'est-à-dire dans le temps postérieur à la mort de Justinien.

c) La paléographie n'autorise, elle non plus, aucune décision ferme; l'éditeur affirme que les considérations paléographiques le font pencher à reporter le papyrus plus haut que le vi" siècle.

d) L'original latin qu'il commente portait les abréviations (( act. » et « exe. » ; le papyrus lui-même renferme des sigles (cf. Vassali, p. 107) d"où M. Partsch^ a conclu qu'il était préjustinien. Peters fait ses réserves, parce que les sigles reparaissent après Justinien.

e) Les amplifications des lin. 9-40 donnent l'impression que, comme M. Vassali' l'a pensé déjà, ce n'est pas le texte de Paul, Dig. 2, 14, 6, qui sert de base au papyrus. Le fragment de Paul a été mis [au Digeste] à la place des développements d'Ulpien sur la convefitio légitima, ainsi qu'il résulte de la distinction d'Ulpien au fr. 5. Nous savons que, dans le commentaire parallèle de Paul sur l'Édit, il était question, dans la discussion de la conventio légitima, de usurae, procurator et tulor^; le commentaire d'Ulpien aurait donc employé aussi ces termes à propos de la conventio légitima. Le Papyrus exprime dans la lin. 3 par les mots « ulp : convent[i]ona)v » qu'il paraphrasait un texte d'Ulpien : c'est le Dig. 2, 14, 5; mais il ne dit nullement dans la lin. 9, qu'il passe ensuite au fragment

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