Suprà, p
des divisions dans la pars de iudiciis, puisque le fragment de mdiciis de Berlin' porte en explicit : DE IUDI- CIIS. LIB. II [de iudiciis libro secimdo). Le numérotag-e donné aux divisions de la pars de iudiciis est donc indépendant du numérotage des Libri ad Ed. qui en faisaient partie. Ne pourrait-on présumer qu'il existait également un numérotage indépendant pour la prima pars et pour la pars de rébus? Peut-être, en ce qui concerne cette dernière, susbiste-t-il un témoignage : la Gonst. Omnem, § 1, parle de « septem libris semotis », de sept livres que l'enseignement d'avant Justinien laissait de côté dans la pars de rébus. De quels livres s'agit -il? la Const. Omnem ne le dit pas. Ne s'agirait-il pas de livres correspondant dans les commentaires grecs à des divisions de la pars de rébus par matières? La matière de la vente {= Dig. 18) ne se classant pas, en raison de son importance, parmi les livres négligés, elle aurait fait l'objet, dans les commentaires grecs sur les Libri ad Ed., d'un livre spécial qui aurait pu très bien être le « livre 18 ».
Et, d'ailleurs, il est probable que les commissaires du Digeste n'ont pas inventé la répartition des matières dont traitent les dix-neuf premiers livres du Digeste. Il est plus que probable qu'ils l'ont empruntée à leurs prédécesseurs, les maîtres des Ecoles du V siècle, où l'on enseignait les mêmes matières, sous les mêmes grandes divisions en trois parties que Justinien s'est appropriées. Comme nous n'admettons pas l'existence du « Prédigeste » de Peters, mais comme nous admettons l'existence prouvée de commentaires scolaires sur les Libri ad Ed., nous concluons que l'indication u livre 18 » du Papyrus concorde, non avec le « Prédigeste » inexistant, mais avec le « livre 18 » d'un commentaire grec sur les Libri ad Ed. d'Ulpien ou de la pars de rébus de ce commentaire.
Il ne nous échappe pas qu'il y a là une coïncidence