‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 218 sur 242 · Girard, Textes,^" hà · texte numérisé non relu

Girard, Textes,^" hà

« trop heureuse », comme disait Rotondi*, de l'arg-ument tiré de ce « livre 18 » par Peters en faveur de son « Prédigeste ». Aussi considérons-nous l'argument comme secondaire ou négligeable. C'est bien plutôt l'omission de tout commentaire sur le fr. 6 (Dig. 2, 14) de Paul qui demeure l'argument le plus fort contre le rattachement du P. S. I. 55 au Digeste,

Pour la provenance du commentaire grec reproduit dans le Papyrus, nous accepterions volontiers l'avis de M. de Francisci qui place, on l'a vu, son origine à Beyrouth. L'argument est la grande production certaine des (( maîtres œcuméniques » qui, d'après tous les témoignages, n'a été égalée ni à Byzance, ni à Alexandrie.

En résumé, le P. S. I. 55 est le débris d'un commentaire grec sur les Lihri ad Edictmn d'UIpien, professé par un maitre de la fin du v*' siècle (à Beyrouth?) à ses cours de deuxième ou de troisième année.

I. — Parmi les travaux attribuables à l'École de Beyrouth, il en serait un qui dépasserait en importance tous les autres, tant par son étendue et par sa constitution que par son influence : ce serait la compilation préjustinienne formée de fragments extraits des jurisconsultes classiques et déjà interpolés largement, compilation extraordinairement proche du Digeste que Hans Peters a cru retrouver par hypothèse et à laquelle il assignait, pour lieu d'origine, l'École de Droit de Beyrouth et, pour date, la période de la première génération après les r,pwcç (ce sont ses termes mêmes), c'est-à-dire l'époque

Page 1