G. Ferrini, op. cit., p. xii-xiii
préparation qui retarderait considérablement la marche du présent ouvrage. Pour résumer en quelques mots la thèse que nous opposerions à celle de Ferrini, nous nous bornerons à dire que, selon nous, la base préjustinienne — vraisemblablement beyrouthine d'ailleurs — de la Paraphrase n'est pas un y.axà Trôcaç de Gains, comme Ferrini le proposait, mais une suite de scolies grecques composées sur les Institutes de Gains par les professeurs qui commentaient, en première année, le célèbre manuel élémentaire classique.
m. — En ce qui regarde les Leges saecîilares ou Coutumier syro- romain, leur origine doit être discutée ici.
Ferrini était d'avis que le prétendu y.a-à r.ooaq de Gaius^ source de la Paraphrase, sortait de l'Ecole de Beyrouth, parce que la Paraphrase offre des affinités évidentes avec les Leges saeculares, et que celles-ci, à n'en pas douter, sont parties de l'École de Beyrouth : « eumque [se. librum iuris syro-romanum) ex berutiensi schola quodammodo esse profectum non ambigitur » '.
Au moment où Ferrini écrivait cette phrase si nette (en 1884), la question pourtant n'était plus entière. Les éditeurs des Leges saeculares^ Bruns et Sachau, l'avaient soulevée antérieurement (en 1880). Sachau^ s'était borné à constater que la plus ancienne version syriaque (L) de l'original grec ne donnait aucune réponse à la question de savoir si l'École de Droit de Beyrouth avait participé à la rédaction et à la diffusion de l'ouvrage.
Bruns % de son côté, avait discuté de près le problème. Tout en rappelant que nous savons parfaitement bien que les maîtres de Beyrouth ont parlé, enseigné et écrit en grec,