Ibid., p
IV. — Pour le petit catalogue De Actionil)us\ d'orig-ine sûrement antéjustinienne, il est dû plutôt à un praticien qu'à un professeur-; donc, il ne vient pas de l'Ecole de Beyrouth.
^ IV. — Autres traces probables des œuvres des maîtres de Beyrouth.
Les fragments des œuvres venant sûrement ou probablement des maîtres de Beyrouth, relevés dans les pages précédentes, ne constituent qu'un ensemble bien peu considérable. N'y aurait-il pas moyen de découvrir des traces plus nombreuses de leur activité?
I. — C'est naturellement, en première ligne, dans les Scolies des Basiliques qu'on devrait les chercher. Gomment s'imaginer que les auteurs de ces scolies ont accueilli seulement les quelques passages des commentaires signalés plus haut? A la vérité, les auteurs modernes les signalent parce qu'ils portent des attributions nominatives aux maîtres beyrouthins, parce que leur origine est patente et authentifiée. L'un d'eux, P. Krueger^ déclare même formellement que ce sont les seules qui ont subsisté en justifiant leur survisance « par l'effet d'un pur hasard ; cela tient — dit-il — à ce que les commentaires sur le Code Justinien nous ont tout naturellement transmis de préférence ces remarques ».
N'est-il pas plus raisonnable de penser que les Scolies des Basiliques renferment d'autres passages tirés des
l.Zachariae von Lingenthal, De actionibus. Ein Ueberbleibsel antejustinianischer Jurisprudens , dans Z. S. S., t. XIV, 1893, p. 88-97.
2. En ce sens, C. Ferrini, SuW opuscolo grcco intitolato « De Actionibus » dans Rendiconù del R. Istituto Lombardo, t. XXVI, 1893, p. 717-722. — Nous ne pouvons donner ici que l'indication de notre opinion, en renvoyant pour les preuves à la monographie que nous avons préparée de ce texte et qui trouvera sa place dans un volume postérieur.