Suprà, p
298 CHAPITRK SIXIÈME.
et dont des extraits ont été publiés par Labbé, dans \e tome IIÏ du Thésaurus juris romani d'Otto*, ne renferment-elles pas un certain nombre d'éléments qu'on pourrait rattacher aux travaux des maîtres de Beyrouth?
La réponse à cette question ne tardera pas à être donnée par l'un de nos collèg-ues, M. Pierre Noailles, qui, le premier, a étudié à fond les problèmes que soulèvent les mystérieuses gloses nomiques et en a préparé une édition critique. Quelle que soit la date que l'on assigne à la confection de ces Glossaires tels que les présentent les manuscrits, il est certain qu'elle est postérieure aux Basiliques. Quant aux Gloses nomiques elles-mêmes, contenues dans les Glossaires, il est non moins certain qu'elles ne sont pas toutes du même âge et ne viennent pas toutes des mêmes sources. Pour nous, qui ne pouvons en juger que d'après l'édition de Labbé^ — édition incomplète, comme nous l'apprend M. Noailles, — nous y distinguons aisément plusieurs couches.
Il en est qui ne remontent pas au delà du Moyen Age et datent de l'époque où furent composées les scolies récentes des Basiliques -. Il en est d'autres qui nous semblent, au contraire, remonter beaucoup plus haut. A la lecture de l'édition de Labbé, nous avions été frappé de renconti-er des gloses sur certains termes latins classiques qui ont été rayés des œuvres de Justinien [decoctor, defraudator, actio rei uxoriae, etc.). Le fait nous avait conduit à imaginer que ces Gloses nomiques avaient été écrites, non sur les travaux législatifs de Justinien, mais sur les œuvres classiques dont les auteurs traitaient de matières qui devaient disparaître de la compilation officielle byzantine. Une partie des Gloses nomiques aurait