‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 226 sur 242 · Trajecti ad Rhenum, t. III, 2" éd., 1733, in-fol · texte numérisé non relu

Trajecti ad Rhenum, t. III, 2" éd., 1733, in-fol

2. Voyez, par exemple, sur la date postjustinienne de la glose nomique- 'Ivp£[;i IlauXiavTJ, notre article L'Origine byzantine du nom de la Paulienne, dans N. R. H., t. XLIII, 1919, p. 187-208.

LES TRAVAUX DES « MAITRES OECUMÉNIQUES ». 29î^

donc été composée, pensions-nous, par des juristes de l'Orient antérieurs à Justinien. Il nous semblait ne pouvoir en trouver la source que dans l'École d'Orient où l'enseignement avait été, avant Justinien, le plus riche, c'est-àdire dans l'École de Beyrouth. Nous avons la satisfaction de constater que notre impression est aujourd'hui partagée par M. Noailles'. Pour qu'aucun trait ne manque au tableau que nous esquissons de l'activité des « maîtres œcuméniques », nous avons tenu à présenter notre hypothèse. Nous laissons, avec la plus entière confiance, à notre collègue le soin de la développer et de Tappuyer par des preuves complètes.

IV. — Même si l'on est incapable de retrouver les traces des productions de Beyrouth, ou parce qu'elles sont indiscernables dans les Scolies des Basiliques, ou parce qu'elles ont disparu totalement, il est toutefois possible de mesurer l'ampleur de ces productions, l'ampleur au moins de» travaux exécutés sous la forme de scolies sur les œuvres classiques et les Codes préjustiniens.

Deux bases nous sont offertes pour restituer — en pensée — les dimensions de l'œuvre beyrouthine.

D'une part, les Scholia sinaitica permettent d'apprécier l'importance que pouvait avoir un commentaire grec du v*' siècle sur des libri de jurisconsultes classiques. Les Scolies du Sinaï ne constituent qu'une épave du commentaire sur les livres 36 à 38 (ou 39?) des Libri ad Sabinum d'Ulpien; mais comme le travail d'exégèse auquel appartenaient ces quelques fragments suivait, tout au long, le texte latin, l'œuvre entière représentait déjà un travail d'une certaine amplitude, plein d'une science, — faible peut-être par rapport à celle des classiques — , mais personnelle.

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