Schemmel, loc. cit., p
8. — Saint Grégoire de Nazianze, né en 328, mort vers 389, dans son poème « de Nicobule à son fils » fait allusion à Beyrouth, sans la nommer. La périphrase qu'il emploie, « ville célèbre de l'agréable Phénicie, siège des lois romaines »', ne prête à aucune équivoque.
9. — C'est surtout le fameux rhéteur Libanius-, autre partisan de Julien l'Apostat, qui nous a laissé plusieurs témoignages insignes sur l'École de Droit de Beyrouth^ Dans ses lettres, d'abord, Libanius parle fréquemment d'étudiants en droit de Beyrouth et aussi d'un professeur, le seul qu'il mentionne, Domnio ou Domninus*. La ville d'Antioche où Libanius tenait école de rhétorique est peu éloignée de Beyrouth; ceux de ses élèves qui voulaient devenir avocats ou magistrats se rendaient à la célèbre École de Phénicie quand ils ne partaient pas pour Rome ; c'est ainsi que la correspondance de Libanius'* contient
1. Carmina, II, ii, 5 {Nicobuli patris ad filium), vers 226-227 (Migne, P. G., t. XXXVII, col. 1538) :
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(... sive te iucundae Phoeniciae urbs inclyta, legum sedes Romanarum). — L'annotateur du v. 227 dans Migne déclare ignorer le nom de cette ville qui n'est pas Tyr. C'est Beyrouth, comme l'a bien compris Billius, l'auteur de la version métrique des mêmes vers :
Seu magis arridet tibi Berytus, est ubi sedes Legibus Ausoniis...
Le P. Lammens, p. 12, semble dire que saint Grégoire de Nazianze avait été l'élève de Beyrouth, après un stage à Athènes. Je n'ai trouvé aucune trace de son passage à l'École de Droit de Beyrouth.
2. Les deux travaux fondamentaux sur Libanius sont ceux d'Emile Monnier, Histoire de Libanius, thèse de lettres, Paris, 186G, et de G. R. Sievers, Dos Leben des Libanius, Berlin, 1868.
3. Référence générale dans Hase, p. 57, qui revient sur Libanius plus loin.