Liban, ep. 1547 W i= add. 416 S
En dernier lieu, Sievers' croit apercevoir clans les mots <I>civ{/.Y)ç Xa6ô[X£vo^, d'une lettre relative à Julien^ (été 364), une allusion à l'École de Droit de Beyrouth, Julien, dit-il, aimait par dessus tout l'antiquité hellénique et le peuple des Hellènes ; la lettre visée montre que Julien combattait les Barbares, elle parlait de son droit à lui et vantait son éloquence. L'allusion à l'École de Beyrouth pourrait signifier : « Que ferais-tu si tu l'avais visitée ? ».
Comme sa correspondance, les discours de Libanius renferment des passages sur l'enseignement du droit à Beyrouth ; ces morceaux sont rares, mais présentent un intérêt de premier ordre.
Le texte le plus instructif appartient au célèbre discours « Contre les détracteurs de son enseignement » Ilpb; Toùç slq ~rr' Traicsiav ajTbv àzoŒ/,o)çl/3cv-:a;, composé après 366 (ou entre 367 et 37 i) ^ Libanius expose, dans ce discours, les causes qui, de son temps, ont amené la décadence de l'art des rhéteurs. Le passage où il fait allusion au grand succès de l'École de Droit de Beyrouth est assez important pour que nous en reproduisions la traduction intégrale*: « Une troisième cause a concouru à la ruine de l'art oratoire. Qu'on loue, qu'on approuve tant qu'on voudra la révolution dont je vais parler, toujours est-il qu elle a contribué pour beaucoup à la stérilité de renseignement littéraire. Jusqu'ici les jeunes gens qui appartenaient à des familles d'artisans, et qui avaient besoin