‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 29 sur 242 · Vers 74 r] [y.a.1 à]::' oôpavir); hy.iK-sxo · texte numérisé non relu

Vers 74 r] [y.a.1 à]::' oôpavir); hy.iK-sxo

75 ' av O£a[j.0'j; te ;cat ^'0£[a

76 [A[oûaai]; sùçpaos'eaat LlXa-oivia [odyfAaxa ixiÇaç]

Le vers 75 est interprété par les éditeurs dans un sens métaphysique (les lois du monde, disent-ils) et moral (la vertu morale). M. H. Stuart Jones pense que le rhéteur, sans être un juriste de profession, s'intéressait au droit, au droit positif, au droit romain. La gémination Osafxoû; te xal rjôea traduit exactement, nous dit-il, la gémination latine leges moresque. — 11 est assez curieux de noter que la lettre de recommandation adressée par Libanius au célèbre sophiste Thémistius (ep. 1111 W, p. 528-529 — add. 183 S [printemps 364]) en faveur d'un Syrien nommé Julien énumère, parmi les connaissances qu'il possède, la science de Platon {r.ep\ lïkizoivo;) et l'astronomie (xax' oùpavov).

Le second passage ferait, d'après les éditeurs, une allusion directe à l'enseignement du droit à Beyrouth : il constitue les vers 9-11 du second papyrus (P. Berol. 10558, r°) :

Vers 9 Bjspor^ç tc£cov y;uyi[xs[is

10 ]/.[6ix]£vov ôtâs-wv

11 ] .. ac [.] .... cec!J.tV[T...

C'est grâce à la restitution certaine du mot BJspir^ç au vers 9 que les éditeurs ont découvert le nom de l'Ecole où professait le maître célébré; dans I 40, on restituera donc Bï][pu~toiJ. Mais ils pensent, de plus, que les lettres (i=[).iG[- . . . du vers 11 seraient le commencement du mot U\>.i<j-eq, lequel mot viserait « le droit romain qui est enseigné à Beyrouth «V

C'est à cause de cette allusion, que les lacunes du papyrus rendent trop peu explicite^ que nous avons cru bon de nous arrêter un instant devant le très curieux Épikedeion du rhéteur inconnu.

§ m. — Le V* siècle.

Pour le v*" siècle, les sources fournissent de plus abondants renseignements sur l'École de Droit de Beyrouth, car, à côté de sources historiques inestimables, les sources juridiques, qui manquaient à peu près totalement pour les périodes antérieures, entrent à leur tour en ligne de compte.

12. — Dans le courant de ce siècle, se rencontrent à nouveau parmi les anciens élèves de Beyrouth deux saints, Arcadius et Jean, martyrisés avec Xénophon et Maria, et originaires de Constantinople.

Leur Vie^ raconte ceci : Xénophon, qui était un sénateur

1. Loc. cit., p. 89, n. 11 (avec renvoi à Nonnus, 41, 145-174).

2. Leur Vie est connue par des textes arabe, arménien et grec (cf. la Bîbliotheca Hagiographica Orientalis des BoUandistes, Bruxelles, 1910,

très vertueux et très riche de Constantinople et qui était l'époux de Maria, femme en tout point digne de lui, fit donner à ses deux enfants, Jean et Arcadius, une forte instruction en éloquence grecque et en philosophie et, voulant qu'ils acquièrent la science du droit, il les envoya étudier à Beyrouth, ville « qui alors florissait par le renom de professeurs très habiles dans les lois » '.

Une maladie de leur père les fit revenir dans leur patrie. Mais, guéri par miracle, Xénophon leur ordonna de retourner à Beyrouth pour achever le cours commencé de leurs études. « Allez, mes fils, leur dit-il, ayez du cœur à l'ouvrage; pendant ce temps j'aviserai à vous trouver de bonnes épouses pour votre retour » ^ Au cours de leur voyage, une tempête les assaille; ils abordent en deux endroits différents et entrent dans des couvents séparés ; ils n'achevèrent jamais leur droit, quoique Arcadius se soit demandé s'il ne devait pas poursuivre ses études conformément à l'ordre de son père'. Sans nouvelles d'eux, leur père expédie un messager à leur recherche jusqu'à Beyrouth où il ne les trouve pas*. Leur fète^est, avec celle de leurs parents, le 26 janvier \

n»" 1246-1247). Le texte arabe est publié par l'abbé G. Graf, Dispersae familiae restUutio, dans Al-Machriq, t. XII, 1909, p. 696-706. — Le texte arménien (avec traduction) est dans Vitae et Passîone» sanctorum, t. II, p. 515-526. — Le texte grec est donné par Migne, P. G., t. GXIV, col. 1013-1043. Le séjour à Beyrouth des saints Arcadius et Jean n'est signalé que par Hase, p. 57, 105-J06; Jullien, loc. cit., p. 451-452; Lammens, p. 7.

1. Migne, t. CXIV, col. 1016: 'E::£i 6è xai vo'jjlwv aùxoùç tjCoûXeto pwatv ï'/^t'y, :tpô? TToXtv Brjpu-cèv £X7U£[i.7rsi (Ixei'vt) yxp to'te toi? tîoXXtjv '£)(^ouc;t TiEp't Ttov vd[j.wv [LikÉTTi^ âvSpaatv r^vôst) (Postquam vero etiam legum scientia eos imbui voluit, ad Berytum urbem, quae hac tempestate viris legum peritissimis florebat maxime, haud gravate dimisit)...

2. Jbid., col. 1020: ... l-^ézptnBV aù9iç toÙ; nixXoa.ç tt)v dî BTjpuTÔv ôSeus'.v, waxs toîç Tip-yp-Evoi? ^'St) tûv [i.a9r)[iâTajv sTTiOsîvat nspa;... (denuo filios Berytum, ad litterarii cursus coeptum stadium conficiendum, reverti iussit...).

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