Ahrens et Krueger, p. xxii
5. Pour ces dates, cf. les deux traductions citées de la Chronique syriaque et Kugener, R. 0. C, t. V, p. 207-209.
6. Kugener, R. 0. C, t. V, p. 207, signale les rapports du De Opificio mundi avec le Dialogue d'Énée de Gaza. Les deux Dialogues ont fait l'objet d'une édition savante de J.-F. Boissonade : Aeneas Gazaeus et Zacharias Mitylaenus de hnmortaîitate animae et mundi consummatione ad codices recensuit Rarthii Tarini Ducaei notas addidit. Jo.-Fr. Boissonade, Paris, 1836. Le De Opificio mundi se trouve aussi dans Migne, P. G., t. LXXXV.
CHAriTRE PREMIER.
èTîtaxÔTcou MiTuAv^vYjç ', et sur lequel nous allons revenir^.
Mais la Vie de Sévère reste à tous égards son œuvre principale. La Vie de Sévère est la biographie que Zacharie a consacrée à son contemporain et ami, Sévère de Sozopolis en Pisidie, dit d'Antioche, patriarche de cette ville le 6 novembre 512, déposé le 20 juillet 518, mort le 8 février 538 % qui fut l'un des plus fermes défenseurs de la doctrine monophysite et, comme tel, condamné avec Anthime et d'autres par le Concile de Constantinople (536) sous Mennas et par la Novelle 42 de Justinien (536), et qui devint l'un des saints des calendriers jacobites. L'existence mouvementée de Sévère d'Antioche, sa doctrine personnelle et sa politique qui en ont fait le chef du monophysisme modéré ou « sévérien », ses rapports avec Justiuien et Théodora, appartiennent à l'histoire religieuse des v" et vi® siècles dont un résumé, tout réduit qu'il fût, ne saurait trouver place en notre ouvrage \ Il nous suffira de retenir, dans la vie de Sévère, les années de sa formation juridique.
Zacharie nous apprend que Sévère et lui avaient étudié ensemble la grammaire et la rhétorique à Alexandrie. Ses éludes secondaires achevées, Sévère, sans doute un peu plus âgé que son ami ou s'étant, grâce à des dons merveil-
1. Les traducteurs anglais de la Chronique syriaque (Introd., p. 3) marquent, au contraire, une légère hésitation dans l'identification, parce que, disent-ils, l'auteur du De Opificio mundi déclare dans sa préface qu'il a étudié à Alexandrie. Mais, précisément, Zacharie le Scholastique rappelle dans sa Vie de Sévère son séjour d'étudiant à Alexandrie, comme nous le noterons le moment venu (p. 82-83).