Infrà, p
3. Et non 543: cf. R. 0. C, t. VIT, 1902, p. 102-103 (d'après Jean d'Asie).
4. Sur la vie de Sévère et le monophysisme sévérien, qui font l'objet d'une abondante bibliographie, nous citerons seulement : J. Lebon, Le Monophysisme sévérien, Louvain, 1909 (thèse de théologie); Ch. Diehl, Justinien et la civilisation byzantine au n' siècle, Paris, 1901, in-4° ; Jean Maspero, Histoire des Patriarches d" Alexandrie depuis la mort de V Empereur Anastase jusquà la réconciliation des églises jacobites (518-616), ouvrage posthume du regretté byzantiniste mort pour la France, formant le 237" fascicule de la Bibl. de l'École des Hautes- Études, Paris, 1923.
LES SOURCES DU v' SIÈCLE. 49
leux, assimilé plus vite que lui les sciences dites encyclopédiques, était venu inaugurer ses études de droit à Beyrouth à l'automne de 486 ou 487, un an avant que Zacharie ne l'y rejoignit ^ La brillante carrière d'étudiant qu'il y suivit et les habitudes de dévotion qu'il y contracta avant de se faire moine forment le thème, si l'on peut dire, de l'apologie de Zacharie, thème par bonheur si abondamment développé que la Vie de Sévère constitue le seul document qui nous fasse pénétrer dans la vie intime des étudiants de Beyrouth et un témoignage d'un haut intérêt pour la connaissance de l'enseignement dans la célèbre Faculté du v^ siècle. Nous utiliserons donc plus loin, au cours des divers chapitres sur les Étudiants, les Professeurs, les Méthodes d'enseignement, les indications qu'elle renferme ^
16. — Quelques renseignements annexes sur les études que Sévère fit à Beyrouth ou sur ses camarades sont fournis par une autre Vie de Sévère, composée en grec et traduite en syriaque, qui est due à Jean, supérieur du monastère du Beith-Aphtonia ^ Dans cette Vie qui s'étend jusqu'à la mort du patriarche d'Antioche, les détails concernant son existence à Beyrouth sont manifestement empruntés au récit de Zacharie le Scholastique. Nous en ferons