‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 34 sur 242 · Pour ces dates, voy. Infrà, p · texte numérisé non relu

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2. Ce texte a été employé déjà par : P. de Francisci, Vita e studii a Berito, etc. (Rome, 1912; ouvr. cité): H. Peters, Die ostroemischen Digestenkommentare und die Entstehuny der Digesten dans Berichte... der Koenigl. Saechsischen Gesellschaft der Wissenschaften zu Leipzig, Phil.-hist. Klasse, 65. Band, 1913, 1. Heft, p. 60-64, 108-110 [retraduction en grec par Ed. Schwartz du passage concernant les études à Beyrouth] ; Kuebler, loc. cit., Lammens (art. cité); Schemmel, Phil. Woch, 1923, col. 238-240. Ce texte capital a échappé à MM. Laborde, P. Krueger (2* édition) et autres.

3. La deuxième partie des textes relatifs à Sévère publiés et traduits par M. -A. Kugener comprend la Vie de Sévère par Jean, supérieur du monastère de Beith-Aphtonià avec divers textes syriaques, grecs et latins; dans P. 0., t. II, fasc. III (1904), p. 200 et suiv.

néanmoins état dans la suite pour ce qu'ils apprennent de nouveau sur Sévère.

Le passage de Sévère à l'Ecole de Beyrouth est confirmé par Evagrius [Hist. eccL, 111, 33)' et par l'acte d'accusation dressé pour le Synode de Constantinople de 536, sous Mennas".

n. — En même temps qu'il nous livre ce précieux document, Zacharie le Scholastique, évèque de Mytilène, a laissé, comme il a été dit^ dans son Dialogue De Opificio mundi\ d'autres indications sur Beyrouth et son Ecole de Droit. Le Dialogue est engagé, en effet, entre Zacharie lui-même et un disciple du philosophe Ammonius d'Alexandrie \ qui est venu à Beyrouth pour y apprendre la science du droit ^ La première réponse de Finterlocuteur de Zacharie évoque l'École de Droit de Beyrouth. Le dialogue s'engage ainsi : « Qu'est-il arrivé de nouveau, ô cher ami (a demandé Zacharie), pour que, ayant quitté l'Egypte et le Nil et la grande cité d'Alexandre, tu sois

1. Evagrius, III, aS; Migne, P. G., t. LXXXVI, col. 2667-2G70 ; The ecclesiastical history of Evagrius tvith the scolia edited by ;j. Bidez and L. Parmèntier, Londres, 1898, p. 131 : "0; -arpioa T7)v ilwÇonoAitwv y.XYipw(jâ[JLSvoç, T] [xia. xou Ilid'.oàSy ïa-iv sOvou?, ôr/.avty.oî; zpcôrjv la/o).à/.£'

Xo-j-ot; àvà T/jV BTipuTitov" i/. 3c t^^ xiov vo'u.tiiv àaxrjjsu); passage reproduit

par Kugener, P. 0., t. II, p. 374-375 : cité par Hitzig, op. cit., p. 74, n. 244.

2. Liber monachorum ad Mennam dans Mansi, Concilia, t. VIII, col. 999 i:; passage reproduit par Kugener, dans P. 0., t. II, p. 354.

3. Migne, P. G., t. LXXXV, col. 102.3-1026: éd. Gronov., p. 164, 16G; Boissonade, op. cit., p. 81, 84-86. — Le passage est connu de : Strauch, c. IV, n» 17 [p. 44]; Hase, p. 57, 70-73, 97-99; Schemmel, p. 448; P. de Francisci, p. 3; Lammens, p. 16.

4. Ammonius Ilermeas (qui a écrit la Vie de Porphyre) avec lequel Zacharie avait eu lui-même des discussions à Alexandrie; cf. l'argument de l'ouvrage, Migne, P. G., t. LXXXV, col. 1016; Boissonade, p. 82.

5. Voici le commencement de l'argument [Ibid., col. 1012-1013; Boissonade, p. 81) : ^tottrjTTJ; ti; 'A[j.jj.ojvtou tou o^Ôev tp'.Xoudipoj yîvo'[j.cVOç, xa\ r)c;'(Aa -pôç 'EXXrjvtîrjLov àrtoy.Xtvaî, -apay£-]fOV£ xatà tfiv Btjp'jtiwv, vofAoyç àvayvto- 30[jLcvo; (Discipulus quidam Ammonii philosophi sensim ad Hellenismum, sive paganorum impietatem, delapsus, Berytum venit, ut legum studium profiteretur).

venu maintenant ici? » L'autre répond : « Lamour des lois, ô ami, m'amène chez la mère des lois et... je me suis rendu en Phénicie, où je pourrai apprendre comment les jurisconsultes des Romains ont conçu le droit. Car je veux connaître le droit de la loi » *.

Dans cette réponse retenons la qualification de « mère des lois » (-r^v [j.Y]Tspa twv v6[ji,tov) donnée à Beyrouth par Zacharie, après Eunape^ et Libanius^ et avant Justinien*.

Un peu plus loin, le Dialogue contient la description lyrique d'un bâtiment dans lequel des historiens ont cru reconnaître l'un des anditoria (ou salles de cours) de Beyrouth. Ce passage dont la valeur est inestimable sera discuté, lorsque le moment viendra de parler des locaux affectés à l'enseignement du droite

18. — Les Plérophories de Jean Rufus, évêque de Maïouma, a témoignages et révélations contre le concile de Chalcédoine » ^ (œuvre syriaque de polémique et d'apologétique jacobite), dont l'auteur fut étudiant à Beyrouth avant Sévère et Zacharie, corroborent sur quelques points le récit que donne Zacharie de la vie de Sévère, qui fut lui-même moine à la laure de Maïouma, près Gaza.

19. — Les sources juridiques, qui apportent leur contribution à l'histoire de l'Ecole au v'^ siècle, sont les sco-

1. Ibid., col. 1017-1020; Boissonade, p. 84 : No[jlwv [i,£, w oCko^, k'pw;

aysi ::apà t/jv [xrjxs'pa twv vôfxwv x.ai tt) <ï)otvr/.7] èjctSirifjLàJ, zi r.ou ouvai[jLr)v

[xaOsîv OTîoj; vo[i.tÇouai twv 'Pwjjiatwv ot vo[i.o6eTat, Boij).0[xai yàp zat ro toû vo'fxou SiV.atov 7:u6£(jâat (Legum studium et amor me, amice, adduxit ad legum parentem urbem. Et... in Phoenicia peregrinor, sicubi possim discere legum iurisque Romani prudentiam. Aveo enim ius civile cognoscere).

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