Lammens, p
3. Renan, Mission de Phénicie, texte, p. 625 (sur l'habileté des artistes syriens ambulants dans la mosaïque) : « un fait général de l'histoire de l'art en Syrie, c'est que les traditions anciennes s'y conservèrent beaucoup mieux qu'ailleurs auxv% vi' et vu" siècles ».
4. C'est aussi l'opinion de l'annotateur du Dialogue (Barth) dans Migne, P. G., t. LXXXV, col. 1023, n. 36 (Cf. Boissonade, n. 33, p. 333) : « Templum nobile Beryti intelligit. Videtur templum dicere dicatum auditoriis legalibus, ubi scholae juridicae;... ». C'était déjà l'idée de Heineccius, Hist. iur. ctu., § 362, cité par Bremer, op. cit., p. 6, n. 10.
5. Le Quien, Oriens christianus, t. II, Paris, 1740, in-fol., col. 819.
et le p. .Tullien', nous pensons que le monument élevé par Eustatlie n'était autre que la Cathédrale de Beyrouth. Le contexte du Dialogue De Opificio mundi ne renferme aucun terme qui fasse allusion à un bâtiment érigé pour l'enseignement. Et, au contraire, Zacharie rapporte expressément sa description à un « temple de Dieu « (àvây.Tcpov tsj 0£gj), c'est-à-dire à une Église chrétienne^. D'autre part, il est difficile de croire que l'enseignement se serait donné dans une église.
Le fait qui nous paraît plus exact est que les aiiditorm constituant dans leur ensemble l'École de Droit au v® siècle ont été compris dans des dépendances de la basilique chrétienne élevée par Eustathe, celle dont Zacharie nous a laissé la description. Ce fait expliquerait que la rencontre de Zacharie et de son interlocuteur encore païen, qui arrive à Beyrouth pour apprendre le droit, se soit produite auprès de l'église même dans laquelle Zacharie entraîne son ami pour lui permettre de contempler de ses yeux le monument merveilleux dont la renommée était parvenue jusqu'à Alexandrie, d'où sortait le nouvel étudiant \
Est-il possible de découvrir à quelle église se rapporte la description ci-dessus, à quelle église par conséquent les auditoires de droit étaient annexés ? La Vie de Sévère par Zacharie le Scholastique nous fait connaître les vocables de trois églises beyrouthines : 1° l'Église de la Résurrection ('Avatrraaia)*, 2° l'Église de la Mère de Dieu^ « qui est située à l'intérieur de la ville, tout près du port (Xi[;/ov) »; 3° enfin l'Église consacrée à Saint-Jude*.