‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 46 sur 242 · Ibid., § 14; Nau, t. IV, p. 557; Kugener, p · texte numérisé non relu

Ibid., § 14; Nau, t. IV, p. 557; Kugener, p

2. Ihîd., § 17; Nau, t. IV, p. 561; Kugener, p. 55. — M. Nau traduit : « après la lecture des lois et les travaux qui s'ensuivent ».

3. Timothée Élure, chassé d'Alexandrie avec Anatole son frère, fut banni à Gangra en 460 (Evagrius, Hist. eccles., liv. II, c. xi, dans Migne, P. G., t. LXXXVl, col. 2533; éd. J. Bidez et L. Parmentier, p. 63; Nicéphore Galliste, XV, 16 dans Migne, P. G., t. ICXLVII, col. 52; Pseudo-Zacharie, IV, 7, éd. Hamilton et Brooks, p. 74; Theophanes, p. 112, éd. de Bonn ; Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, t. XV, Paris, 1711, p. 69, 822) et y resta de juin 460 (Cf. Gedrenus, dans Migne, P. G., t. CXXI, col. 661) à novembre 475 (Ahrens et Krueger, Die sogen. Kirchengeschichte des Zacharias Rhetor, p. 391).

avec lui l'évêque Eustathe et son frère, Auxonius ou liluxène ' « interprète des lois* », c'est-à-dire professeur de droit*, mais qu'aux pressantes prières de l'exilé, Eusfathe refusa de céder « en alléguant comme excuse la dédicace d'une Eglise, un grand temple qu'Eustathe avait bâti et nommé Anastasia » ^

Par ce passage de la Chronique syriaque, nous pouvons donc avoir l'assurance que l'église érigée par Eustathe

1. La première forme est celle de la traduction anglaise de Hamilton et Brooks, p. 77 [Infrà, n. 4) ; la seconde, celle de la traduction allemande de Ahrens et Krueger, p. 34. La Chronique de Michel le Syrien, éd. J.-B. Chabot, t. II, p. 130 (passage tiré de Pseudo-Zacharie) l'appelle « Euxôn », pour Eù'Çsvo; (?) propose l'éditeur.

2. Le titre est le même dans la traduction anglaise (« interpréter of the law »), dans la traduction allemande (« Gesetzesausleger ») et dans la traduction de la Chronique de Michel le Syrien par l'abbé J.-B. Chabot.

3. Pour la justification de ce titre d'Euxène, voy. plus bas, chap. IV, Sect. II, § II.

4. La traduction anglaise de la Chronique syriaque (ouvr. cité) par Hamilton et Brooks, p. 77, est ainsi conçue : And when he [TimothyJ arrived at Berytus, Eustace the bishop urged the citizens there to receive him with public honour.

And he begged Timothy, upon bis entry into the city, to pray for it ; and the latter stood in the midst of the city and made supplications and prayers to God for it, and blessed it.

But Auxonius, the brother of Eustace, who was at that time an interpréter of the law, acting upon the advice of his brother, spent the whole night with Timothy, speaking earnestlyabout thefaith, and againstNestorius. And. during the whole of his long discourse Timothy was a silent listener, but when at length Auxonius, after many words, ceased speaking, Timothy said to him, « Who could persuade me that thèse three fingers should write upon the paper of Chalcedon? » And, upon hearing this, Auxonius was very sad, and began to weep.

Then Timothy, encouraging both him and his brother Eustace, who afterwards joined them, said, « Attach yourselves to me, and let us contend together for the faith, and let us prevail ; so that either we shall recovcr our bishoprics, or else, we shall be driven into banishment by our eneinies, and live a sincère life with God. » And he alleged as an excuse the dedication of a church, a great temple which Eustace built and named « Anastasia » ; and Timothy said, « Shall we wait for the dedication of an earthly temple? But if you obey me, then we shall hold our festival in the heavenly Jérusalem? ». — La traduction allemande du passage se trouve chez Ahrens et Krueger, aux pages 34-35.

LKS LOCAUX DE l'ÉCOLE. 69

était bien l'Anastasie, et la confirmation que l'École de Droit était bien continue à l'Anastasie.

Nous pouvons aussi connaître d'après le même document la date de la dédicace de l'Anastasie ; elle a dû suivre de près le passage de Timothée Élure à Beyrouth et avoir eu lieu au printemps (mai ou juin) de 460, puisque Timothée arriva à Gangra en juin 460 '.

Quanta la date d'érection de l'Anastasie, plusimportante encore que celle de la dédicace au regard de l'histoire archéologique de l'Ecole de Droit, elle remonte certainement à un nombre assez grand d'années avant 460. Sans qu'on puisse la fixer d'une façon précise, l'on sait d'une part qu'Eustathe avait pris possession de l'évêché de Beyrouth vers 445 ^ d'autre part que « les nouveaux bâtiments de l'évêché de la nouvelle église de Beyrouth » avaient servi de lieu de réunion aux trois commissaires, Photius, Uranius et Eustathe, l'évêque de Beyrouth, chargés d'examiner l'afiaire d'Ibas d'Edesse, le l*"" février de l'année 449 ^ La Cathédrale de l'Anastasie et les bâtiments épiscopaux qui en dépendaient (parmi lesquels l'Ecole de Droit) étaient donc terminés avant 449. Qu'on ne s'étonne pas du long espace de temps qui sépare lachèvement des constructions et la dédicace de l'église. C'est un fait dont il existe d'autres exemples *.

Qu'on ne s'étonne pas davantage de trouver réunis à Beyrouth, dans la même enceinte, la Cathédrale et des

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