Suprà, p. 67, n
2. Le Quien, op. cit., t. II, col. 818; P. Michel JuUien, loc. cit., p. 452.
3. Labbe, Concilia, t. IV, col. 6.38e (Concile de Ghalcédoine, actio X) :
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âyitoTâir); ve'aî £y.xXri!j''a; fin colonia Christi arnica Beryto... in novo episcopio Beryti sanctissimae novae ecclesiae); Mansi, t. VII, col. 211; Le Nain de Tillemont, op. cit., t. XV, p. 474-475 (et la Note 13 où se trouve justifiée la date donnée au texte) ; Hefele, Hist. des Conciles, trad. Leclercq, t. II, p. 744-745, accepte la date du 1" septembre 448 ou 449.
4. Sainte-Sophie de Constantinople, bâtie de 532 à 537, ne fut inaugurée que le 24 décembre 562.
édifices divers dont une École de Droit. Un tel groupement correspond absolument à la disposition que présentaient, aux premiers siècles, les églises chrétiennes qui comprenaient, avec le temple proprement dit, de nombreux éléments annexes : logements de l'évoque et des clercs, salles des archives et bibliothèques ; magasins de provisions pour les pauvres; hospice pour malades ou étrangers de passage'. En particulier, la disposition que nous imaginons avoir existé à Beyrouth au v^ siècle se rencontrait déjà an iv^ siècle, à Tyr, où la basilique^ construite de 315 à 822, à l'intérieur d'un vaste enclos,, était entourée d'exèdres et de salles servant à des usages^ multiples ^
Un peu après l'achèvement des travaux de sa Cathédrale, Eustathe devait obtenir de Théodose II une loi accordant à Beyrouth le titre de métropole % titre jusque-là réservé à la seule Tyr, capitale de la Phénicie. Eustathe n'a-t-il pas voulu que sa fondation pût égaler en grandeur celle de la cité avec laquelle il entrait en rivalité?
IV. — Où exactement étaient érigées ces constructions, il est difficile de le déterminer.
Jusqu'ici une seule hypothèse a été formulée. Le P. Jullien^ pense que la Cathédrale ne devait pas être éloignée de l'emplacement du temple de Jupiter (dont les restes se trouvent aujourd'hui chez les Filles de la Charité); la Cathédrale d'Eustathe, se demande-t-il, n'aurait-elle pas été construite, comme bien des églises contemporaines de Syrie, à la place même d'un temple ou
1. Cf. R. de Lasteyrie, L Architecture religieuse en France à l'époque romane, Paris, 1912, in-i», p. 70; Mgr L. Duchesne, Origines du Culte chrétien, 5« éd., Paris, 1920, p. 420-42i, avait écrit déjà : << La {domus ecclesiae) était quelque chose d'assez compliqué, à la fois église, évéché. réfectoire, dispensaire, hospice ».