‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 64 sur 242 · Liban, ep. 85 W (= I, 74 S, 87 F · texte numérisé non relu

Liban, ep. 85 W (= I, 74 S, 87 F

l'élève de ce maître et étant alors inscrit avocat, sans doute à Antioche.

Théodore est mentionné dans une lettre à Anatole ' (été 358). Dans cette lettre, Libanius relate d'abord qu'Anatole s'est occupé de Sabinus, proconsulaire de Syrie. Il lui remémore, ensuite, le nom d'un ancien étudiant, Théodore, dont Anatole s'était sans doute occupé aussi. Il lui rappelle que Théodore, né de bons parents d'Arabie, se montra meilleur queux (encore), qu'étant venu « vers ta ville » (Béryte), « il s'adonna à l'acquisition des lois, se plaisant plus au travail que d'autres à la danse; étant revenu [à Antioche, sans doute] plein de science juridique, sans avoir perdu le fruit de notre éloquence sous l'influence des lois, il offre un double porta ceux qui se réfugient près de lui, la lecture des lois (v6[;.o)v Te àvavvwuei) et la force de l'éloquence ». Il ne tient pas à l'argent et plaide brillamment. L'expression employée « la lecture des lois » (àvâyvw^iç = recitalio) nous fait croire que Théodore enseignait le droit à Antioche. II avait étudié l'éloquence à Antioche sous Libanius et avait soutenu un procès pour son ancien maître. Aussi Libanius porte-t-il sur lui un jugement favorable, sans réfléchir qu'il se contredira quelques années plus tard^ en flétrissant les funestes effets du cumul des études juridiques avec les études de rhétorique. Exerçant encore la profession d'avocat en 364 et 365, Théodore devint vraisemblablement consularis Bithyniae ^

Nous ajouterons à cette liste trois noms simplement possibles d'anciens étudiants :

Celsinus, de Beyrouth*, assesseur, puis gouverneur de plusieurs provinces, vivant encore en 388, n'aurait-il pas étudié le droit dans sa ville natale?

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