‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 78 sur 242 · Vie de Sévère, §18; Nau, t. IV, p. 566; Kugener, p · texte numérisé non relu

Vie de Sévère, §18; Nau, t. IV, p. 566; Kugener, p

En effet, un peu plus loin, Zacbarie écrit à propos de l'affaire : « Toute la ville était en émoi de ce que beaucoup étudiaient les livres de magie au lieu de s'appliquer aux lois, et de ce que Leôntios, dont il a été fait mention, leur faisait du tort par son paganisme ». Pour quelle raison Leontius, le jj^yh^tp^ç de cette époque, aurait-il porté préjudice aux étudiants s'il n'avait pas occupé parmi eux une place insigne ? La phrase de Zacharie se comprend de soi, si le jAXYiffTpsç était le Président de l'Association des Étudiants.

Ainsi il existait à Beyrouth une societas studiorum\ nous préciserons en ajoutant : une Association « générale » des Étudiants, car, à côté de celle-là, il existait des groupements spéciaux.

Le même Zacharie, notre précieux informateur, rapporte, en effet, que Sévère et lui-même avaient pour compagnon dans leurs visites de chaque soir à l'Anastasie, entre plusieurs autres, Evagrius de Samosate, le plus pieux de tous, qui « était le président de cette sainte association »'. Il faut donc en conclure que certains étudiants avaient formé entre eux une association particulière, indépendante de l'autre ou en antagonisme avec elle, ayant son but spécial, les pratiques religieuses, et son président qui, ne parait pas s'être appelé [j-iviT-ps;. .

UL — Comme tous les grands ports de jadis ou d'au^ jourd'hui, Beyrouth était une ville pleine de tentations' pour la jeunesse-. Le relâchement extrême des mœurs' dans la Syrie ancienne^ la rendait encore plus dangereuse aux jeunes gens. Et cependant, il y eut à Beyrouth de tout temps des étudiants en droit très sérieux, très travail-

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