‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 79 sur 242 · Lammens, p. 13, 15. Infrà, p · texte numérisé non relu

Lammens, p. 13, 15. Infrà, p

?^. Th. Mommsen, Hist. romaine, t. XI, trad. Gagnât et Toutaih; Paris, 889, p. 23-24. ' ■■. '

leurs et même très pieux. N'est-il pas naturel de les considérer en première ligne ?

Au m* siècle, Apphien et Aedesius sont loués par Eusèbe * pour leur bonne conduite qui paraît à l'historien des Martyrs de la Palestine digne d'être signalée. « Chose étrange à dire, écrit Eusèbe, que, dans une ville pareille, il (Apphien) ait dominé toutes les passions de la jeunesse, que ses mœurs n'aient pas été corrompues ni parla vigueur de son corps ni par la camaraderie des jeunes gens, qu'il ait suivi la voie de la tempérance, se comportant avec décence, gravité et piété selon la doctrine du Christianisme, modérant sa propre conduite ».

Au IV* siècle, au dire de Libanius, Théodore ^ se plaisait plus au travail que d'autres à la danse, aussi est-il revenu plein de science juridique; Palladius^ fut un élève extrêmement distingué, loué par les meilleurs parmi les vieillards.

Au V* siècle, Zacharie le Scholastique, qui — ne l'oublions pas — compose sa Vie de Sévère pour défendre le patriarche d'Antioche contre ses ennemis, rappelle avec insistance l'édifiante conduite de Sévère, de lui-même et de leurs amis lors de leur séjour à Beyrouth depuis les années 487-488. Déjà à Alexandrie, durant leurs humanités, plusieurs de ces élèves avaient mené une vie exemplaire. Le merveilleux Sévère, rapporte Zacharie, s'y distinguait par sa finesse d'esprit comme par son amour de la science. Son esprit ne s'occupait que de cela, et nullement de ce qui séduit d'ordinaire la jeunesse. Il se consacrait tout entier à l'étude, s'éloignant dans son zèle pour elle de tout spectacle blâmable *.

A Beyrouth, Sévère montre les mêmes dispositions. D'abord il n'inflige pas à Zacharie les brimades accou-

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