‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 81 sur 242 · Ibid., § 18; Nau, t. IV, p. 563-564; Kugener, p · texte numérisé non relu

Ibid., § 18; Nau, t. IV, p. 563-564; Kugener, p

lOi CHAPITRE TROISIÈME.

pendant les jours de cours. Aussi en vint-il à posséder dans les lois le savoir d'un professeur '. Et les résultats de son travail personnel sur les constitutions impériales et sur les commentaires des jurisconsultes classiques, comme ses notes mnémotechniques, tout cela fut laissé, en guise d'ûT:o;j.vr([j.a-:a, à ceux qui viendraient après lui^.

Les éloges que Zacharie décerne à son ami trouvent un écho dans la biographie qu'a tracée de Sévère Jean, supérieur du monastère de Beith-Aphtonia. il n'est pas inutile, croyons-nous, de reproduire les deux passages de cette œuvre qui louent ses mérites et sa vertu : « Après que Sévère se fut bien assimilé cette science (la science profane, à Alexandrie), il fut envoyé à Béryte pour y étudier les lois romaines. Là, il fut envié de tous ses camarades pour son caractère grave et ferme et sa finesse d'esprit qui fît qu'il surpassa tout le monde en savoir » '. « Sévère avait de telles dispositions pour l'art oratoire, il s'adonna tant à l'éloquence de la rhétorique, et surpassa à ce point, par son application à l'étude des lois, tous ses jeunes camarades et même tous ceux qui furent auparavant des scholastiques {iyo\y.(s-\.y,z\) célèbres, que tous le choisirent pour leur professeur de droit, celui qu'ils appellent àvtiy.v^vawp »*. 11 y a dans le second passage un détail important : c'est que Sévère devint le professeur de droit, ïantecessor, de ses camarades ^ Le fait s'explique non seulement parce qu'il était un esprit supérieur, un

1. Ibid., § 22; Nau, t. V, p. 78; Kugener, p. 82-83. — M. Nau traduit : « de sorte que les professeurs en rendaient témoignage et lui donnaient de bonnes notes... », traduction qui nous paraît moins bonne que celle de M. Kugener suivie ici (cf. Infrà, n. 5).

2. Ibid., § 25; Nau, t. V, p. 84; Kugener, p. 91. Cf. Infrà, Ghap. V, .Sect. III.

.3. Vie de Sévère par Jean, supérieur du Monastère de Beith-Aphtonia, «lans P. 0., t. II, p. 213.

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