Ibid., P. 0., t. II, p
5. Le texte de Jean (de Beith-Aphtonia) concorde avec la traduction du ' passage correspondant de Zacharie telle que l'a donnée M. Kugener (cidessus, n. 1).
travailleur acharné, un créateur même, comme le prouve la composition de commentaires originaux sur les constitutions, mais encore parce qu'il fut pendant quelques années le doyen des étudiants, ayant consacré à ses études un temps bien plus long que les meilleurs étudiants qui ne leur donnaient, au maximum, que cinq années'.
La courte biographie de Sévère conservée dans le ms. syriaque de Paris 335, fol. 36, nous livre,, en effet, un renseignement qui ne se trouve ni dans les deux Vies syriaques, ni dans la Vie éthiopienne, à savoir qu'il demeura dans les écoles, c'est-à-dire à l'École de Droit de Beyrouth, jusqu'à l'âge de trente ans. Voici la traduction de la partie intéressante de cette courte note biographique : « Au sujet du Patriarche Sévère. Il est originaire de la ville de Sozopolis et son grand-père était évêque de Sozopolis. Dès sa jeunesse, il fut instruit dans les sciences et il alla dans les villes, et il apprit dans toutes les écoles (-yoXâc) des philosophes jusqu'à l'âge de trente ans... »^
Telle s'écoulait à Beyrouth Texistence modèle d'un étudiant admirablement doué comme l'était Sévère. Par ailleurs nous savons que Sévère était riche, ayant hérité de ses parents une fortune considérable et qu'il avait amené avec lui en Phénicie plusieurs serviteurs esclaves. Il n'eut que plus de mérites à ne pas porter les toges (yXavîâta) qu'il avait achetées pour sa profession d'avocat (îixavixvi) et à embrasser la vie monastique, après avo-ir chargé son ami Zacharie de renvoyer chez lui tous ses biens et ses serviteurs ^
Son biographe Zacharie, chemin faisant, rend pareillement hommage aux qualités élevées d'anciens étudiants de