Procop. ep. 151, p. 593 Hercher. — Swprà, p
3. Sur le mauvais esprit des étudiants, voy. Hase, p. 75-76. — Hase, p. 77, rappelle en outre que certains jeux furent défendus aux étudiants en droit par le 3" Concile de Constantinople (6« Concile général), de l'année 692, can. LXXI, et il les rapproche du Pennalisme des Universités germaniques. Mais nous avons de la peine à croire que les mauvaises mœurs grecques ('EXXtjvixoT; sôsa'.) auxquelles le canon LXXI fait allusion visent spécialement, comme le prétend Hase, les mœurs des étudiants venus de Beyrouth. Il y avait des Grecs en dehors de la Syrie.
4. Voy. à ce sujet : Kugener, Les brimades aux iv et v siècles de notre ère, dans Rev. de V Université de Bruxelles, t. X, 1904-1905, p. 345 et suiv.; P. de Francisci, p. 9; Peters, p. 63, n. 172 (références à des scènes analogues de pennalisme dans Libanius); Lammens, p. 15; Schemmel, Phil.
Woch., 1923, col. 238-239, croit qu'il s'agit de la sagatio en usage chez les soldats et consistant à faire sauter en l'air la victime dans un manteau déployé. Ce serait déjà la brimade classique de la berne, fameuse depuis la lettre de Voiture, ou de la couverture.
« Sévère partit donc une année avant moi, après quoi j'allai aussi à Beyrouth pour étudier les lois civiles. Je m'attendais à soufïrir de la part de ceux qu'on appelle (Edictalii) ce que souffrent ceux qui viennent tout fraîchement dans cette ville pour l'étude des lois; ils ne souffrent en réalité rien de honteux, mais ceux-là ne songent qu'à se moquer de ceux qu'ils voient et prennent un pouvoir passager sur ceux dont ils se sont moqués et dont ils ont fait leur passe- temps. (Je craignais) surtout pour Sévère qui est maintenant dans le sacerdoce, car je pensais, comme il était encore jeune de corps, qu'il se serait lancé dans les habitudes des autres » *.
M. Kugener traduit : « Sévère me précéda donc en Phénicie, mais d'une année seulement. Celle-ci écoulée, je me rendis à mon tour à Béryte pour étudier le jus civile. Je m'attendais à devoir souffrir de la part des étudiants appelés edictales {r,z<//.-oi.\io'.) tout ce qu'endurent ceux qui arrivent nouvellement dans cette ville pour apprendre les lois. Ils n'endurent, en vérité, rien de honteux. On accable seulement de plaisanteries ceux que l'on voit, et on éprouve ainsi sur l'heure la possession de soimême de ceux dont on se moque et dont on s'amuse. Je m'attendais surtout à avoir à souffrir de la part de Sévère, aujourd'hui cet homme sacré. Je pensais, en effet, qu'étant encore jeune, il imiterait la coutume des autres » -.
A en croire Justinien (Const. Omnem, § 9), la malignité des étudiants se serait exercée, non seulement sur les débutants à l'École, mais aussi sur leurs camarades en général et même contre les professeurs ; elle se serait exprimée non seulement en paroles, mais encore par des écrits (Const. Omnem, § 10) ^ Zacharie ne souffle mot de ces détails.