‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 86 sur 242 · Procop. ep. 117, p. 579 Hercher. — Suprà, p · texte numérisé non relu

Procop. ep. 117, p. 579 Hercher. — Suprà, p

5. Vie de Sévère par Zacharie, § 15 ; Nau, t. IV, p. 559;. Kugener, p. 51-52. 6. /6ii., § 19; Nau, t. IV, p. 570; Kugener, p. 74.

magiques auxquelles plusieurs étudiants se livraient. C'étaient Georges de Thessalonique, Chrysaorius de Tralles, Asclépiodote d'Héliopolis, un Arménien inconnu, et d'autres encore. Ils possédaient des ouvrages de magie ; ils se préparaient même à consommer le meurtre de nuit d'un esclave éthiopien pour se concilier les faveurs du démon, quand leur forfait projeté fut connu et détermina un groupe d'étudiants chrétiens pleins de zèle à intervenir*. Ceux-ci dénoncèrent donc les trois jeunes gens susnommés, Leontius et d'autres, à l'évêque Jean, comme possesseurs de livres de magie'. L'histoire finit par la destruction de ceux de ces livres qui avaient pu être saisis et qui furent brûlés publiquement, devant l'Église de la Sainte- Vierge et Mère de Dieu (©sotôxoç) sur le Port, en présence du defensor delà ville, des agents du 5/jj;.i(jt2v et des clercs. Celui qui les livrait aux flammes en lisait des passages pour l'édification de la foule : « Comment faut-il troubler les villes, soulever les peuples et armer les pères contre leurs fils et leurs petits-fils? Par quels moyens on rompra les unions légitimes et les cohabitations (juvo'ly.riUtç). Comment on amènera par violence une femme qui désire vivre dans la chasteté à l'amour illicite. Comment on commettra l'adultère et le meurtre, ou comment on cachera le vol. De quelle manière on forcera les juges à rendre pour soi une sentence de victoire (d'acquittement) ». Sur le vu de ces simples titres, on comprend combien Zacharie avait raison de noter : « Toute la ville était en émoi de ce que beaucoup étudiaient les livres de magie au lieu de s'appliquer aux lois et de ce que Leontios, dont il a été fait mention, leur faisait du tort par son paganisme ».

Nous jugeons inutile de raconter l'affaire en détails*. Un seul incident en est à retenir parce qu'il montre

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