Cf. Lammens, p
jusqu'où s'étendaient les fréquentations de certains étudiants dépravés : Clirysaorius^ dit le narrateur, souleva contre nous ceux que l'on appelle Poroi (?) (« mig-nons » ?) et que les étudiants en droit ont l'habitude de nommer âxatpsi? « compagnons » (?) (Kugener) ou « sicaires » (Nau),gens de moeurs infâmes, qui vivent avec arrogance, sont souvent meurtriers et ne ménagent pas l'épée '.
Chrysaorius, déjà compromis dans cette afïaire, ne tarda pas à se laisser entraîner par des sorciers dans une nouvelle aventure de nécromancie dont le développement serait hors de propos - et qui se termina par sa fuite honteuse. Pourtant, après son retour obtenu à prix d'or, il acheva ses études. Mais désireux de rentrer dans son pays, il eut alors sa troisième aventure qui finit d'une façon lamentable pour sa concubine et pour ses enfants. Embarqués par lui sur l'avis des magiciens et des astrologues, avec ses livres de magie, ses livres de droit et les objets d'argent que les sorciers avaient eu la gracieuseté de lui laisser, tout cela périt dans un naufrage, juste châtiment du commerce que Chrysaorius avait entretenu avec le diable. Chrysaorius, cependant, avait pris prudemment la voie de terre : il échappa au désastre '.
Quant à Leontius, le président probable ([j-âyiarpoç) de l'Association générale des Étudiants, lui aussi avait été obligé de fuir, mais, converti, il revint en ville. Ce Leontius était d'ailleurs un habile homme et plein de ressources : il suffit, pour s'en convaincre, de lire dans Zacharie * de quelle façon il se retourna après une consultation magique donnée à un grand personnage de Byblos sur le sexe de l'enfant qui devait naître de sa femme et alors que la nature avait déjoué les prévisions du juriste-devin.
1. Ibid., § 18; Nau, t. IV, p. 567; Kugener, p. 68. Lammens, p. 18, dit que ces individus, sortis des l)as-fonds de la population, étaient les portefaix, les débardeurs du port,