Infrà, Ghap. VI
série de professeurs qui, suivant l'expression très juste de Heimbach*, ont constitué une « école nouvelle ». Cesmaîtres appartiennent incontestablement au v' siècle. Il» sont assez fréquemment cités et loués par les jurisconsultes du VI* siècle dont les témoignages figurent dans les Scolies des Basiliques : aux noms de Cyrille (l'ancien), Domninus, Démosthène, Eudoxius, Patricius, indiqués dans cet ordre par Heimbach et d'autres, il convient d'ajouter ceux de Leontius et d'Amblichus et peut-être d'autres encore ^.
Thalélée, l'un de leurs successeurs probables à Beyrouth, est celui qui se réfère avec le plus de complaisance aux membres de l'école nouvelle. Il les désigne en bloc sous les noms flatteurs de : ot èzi^avETç ciââay,aXoi ^, o\ àiiiçavéffTaTOi âiââcxaXoi*, ol TrepiçavéaTatoi SioaaxaXoi^, oîx^çoaou- (ji,évY]ç Si5âc7xaAoi* ou sous les noms plus simples de : cf iraXaioî ^, oi TraÀaioTepoi*. En même temps, Thalélée, Théodore, Stéphane (ou Etienne) décernent à chacun de ce» maitres en particulier des épithètes diverses ' dont la plus fréquente est celle de 5 '■î\<^^^-iq^ « feu (un tel) », si bien que les modernes ont pris l'habitude de parler de l'école des vjpwsç, usage tout à fait inconnu des Byzantin» et qui doit être proscrit.
Parmi ces titres généraux de l'école et également parmi les titres particuliers, certains expriment l'admira-
1. G.-E. Heimbach, Prolegomena Basilicorum, § l [Basilicorum libri LX, t. VI, p. 8-11). Toutes les citations se rapportent, comme d'usage,. à cette édition des Basiliques et à ses deux suppléments, l'un (= Suppl.) dû à Zacharise von Lingenthal, l'autre à Ferrini et Mercati.
2. Les renseignements parvenus sur eux sont réunis plus loin,p.l30etsuiv.