INTRODUCTION, XIX
el qui, à cette époque de troubles et d' orages, présentèrent plusieurs fois le caractère de l'émeute , à tel point que le sang; coulait dans les rues de Paris, et que les archers du prévôt n'étaient pas toujours capables de résister à leurs bandes victorieuses.
Le paganisme avait légué aux premiers siècles de notre ère une foule de coutumes et de cérémonies publiques tellement enracinées dans l'esprit du peuple, que l'enseignement d'un culte nouveau, comme l'était le christianisme, ne put, malgré la ferveur de ses pratiques, les faire disparaître qu'à la longue et à la suite de nombreuses attaques.
Les fêtes des Calendes et des Lupercales , d'origine payenne, se transformèrent peu à peu, sous l'autorité ecclésiastique , en des fêtes non moins chères aux populations ; elles changèrent de nom seulement, et s'appelèrent la Pète des Fous, la Fête des Innocents, la Fête de l'Ane, etc., cérémonies venues d'une source commune , auxquelles le