I. Ln êi^ntmanla poUthroM di
du Partement. Nous demandons au lecteur la permission de ciler un f^l rapporté par cet écrivain , cl qui ne manque pas d'intérêt.
M. Baûur, pËre de M. Baour-Lormlan qui vient de mourir membre de l'Académie Française, avait imprimé une notice détaillée sur la Bazoche, sur son origine, ses statuts, ses droits. Cette publication excita l'humeur des bazochiens. Il est à regretter que M, Thomas Latour ne nous ait pas dit la cause de cette colère. La Cour bazochiale rendit, le 22 avril 177C , un arrêt qui défendait au sieur Jean-Florent Baour, écuyer, imprimeur - libraire , scelleur de la grande chancellerie de France, de rien imprimer dans la Gazette dite de Toulouse , ni dans tout autre ouvrage , qui fût relatif à la Bazoche el i ses privilèges, sous peine d'amende, de prison et de dommages-intérêts. Les bazochiens ne s'en tinrent pas là : ils persécutèrent le malheureux imprimeur, qui eut recours au Parlement et demanda la cassation de l'arrêt de la Bazoche. I.a Cour rendit, en assemblée générale, le 38 août de la même année, un arrêt qui cassa le prétendu arrêt de la Bazoche , comme abusif, attentatoire aux droits du Parlement, et contraire en sa forme el teneur aux privilèges el concessions octroyés à ladite Bazoche par l'édit de son institution, rendu par le roi Philippe-le-Bel en 1303, et par celui du 2 janvier 1 548 , du roi Henn II.
Nous le répétons : nous avons v^nement cherché cette ordonnance de 1303; elle a été introuvable pour nous. Il est à présumer que le Parlement de Toulouse , en 1776, adopta de confiance un êdil qui n'a jamais existé.
Nous avons rapporté avec intention l'édil de ISOâ et l'ordonnance de 1304, relatifs aux divers Parlements, pour faire voir le peu de pr(d>abilité de l'existence de celui cité par le Parlement de Toulouse, il est remarquable, au surplus, que Duluc, Gastier, Miraulmont, n'en disent pas un mot. Quant à l'édit de Henri II, du 2 janvier 1548, son authenticité est encore plus problématique : c'est la première fois que nous le trouvons cité. Les historiens que nous avons consultés à ce sujet se taisent unanimement. L'aurait-on confondu avec la prétendue donation faite par ce prince aux bazochiens du Pré aux Clercs à la suite de l'expédition de la Guyenne? Nous savons déjà à quoi nous en tenir sur la valeur de cet autre document bislorique.
Nous ne suivrons pas H. Amédée-Thomas Latour dans les détails qu'il nous donne sur la Bazoche de la ville de Toulouse ; nous aimons mieux renvoyer le lecteur à sa brochure, qui est remarquable sous plus d'un rapport. Qu'il nous soit permis d'émettre le vœu que ce savant ma^strat consacre quelques-uns de ses loisirs à des recherches sur les bazochiens de la province qu'il habite; il serait peut-être curieux de remettre au jour la pubUcation de M. Baour; il serait possible aussi de trouver dans les archives du Pariemeut de Toulouse des documents relatifs à l'association des clercs dans le midi de la France. Toulouse fut une ville de poâsie et de troubadours : les clercs de la Bazoche y ont donné sans doute des représentations théâtrales , mystères , moralités, farces et sotties. Puisse l'étude à laquelle nous nous livrons inspirer ft noire obli^nanl lorrespondanl
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le désir de compléter noti-e œuM-e. Les qualités remarquables de son style, l'esprit judicieux, éclairé de M. Thomas Latour, sont des garants assurés que son travail serait rempli de faits intéressants, racontés avec la distinction , le goût et la Imesse qui caractérisent ses travaux historiques.