‹ Études iconographiques et archéologiques sur le moyen ageChapitre 15 sur 27 · BASILIQUE ARIENNE · texte numérisé non relu

BASILIQUE ARIENNE

^^^p 'abside de l'église Sainte Agatha in ^ ^^Ê Suburra ou « Super Suburrara », t^:^^^ à Rome, contenait, vers la fin du xvi^ siècle encore, T inscription suivante, qui nous a été conservée par Ciacconio, dans son recueil de dessins' et par Baronius dans le

' Cod. Vatic. fonds lilin, n" S407, ff. 27 el suiv.

Martyrologe * : fl. ricimer vi. magister

VTRIVSQVE MILITIiE ET EX CONSVL ORD. PRO VOTO SVO ADORNAVIT.

Le mot « adornavit » nous autorise à croire que Ricimer a fait, non pas édifier l'église, mais seulement exécuter les mosaïques qui l'ornaient et qui, après avoir subsisté jusqu'au temps de Clément VIII*, ont été sauvées de l'oubli grâce au savant Ciacconio. Le général arien ayant remporté en 464 sa grande victoire sur les Alains, il est possible que ce soit à la suite d'un vœu fait à cette occasion que ces mosaïques aient vu le jour.

Dans tous les cas, leur origine ne saurait être postérieure à l'année 472, pendant laquelle mourut Ricimer.

Une série de treize dessins, légèrement co-

* Éd. de Venise, 1621, p. 93, S février.

3 Les auteurs ne sont pas d'accord sur Tépoque à laquelle s'écroula l'abside de S. Agatha in Suburra et avec elle les mosaïques en question. Baronius, Annales, 472, n° II, et Nibby, Roma nelV anno 18)8, p. 551, rapportent que ce fut en 1589. Ciampini, Vetera Montmentay t. JI, p. 271, et Gregorovius, Storia délia Città di Roma, t. I, p. 262, prétendent au contraire que ce fut en 1592.

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