‹ Études iconographiques et archéologiques sur le moyen ageChapitre 18 sur 27 · UNE BASILIQ.UE ARIENNE · texte numérisé non relu

UNE BASILIQ.UE ARIENNE

gné à la main gauche, chargée le plus souvent de soutenir le manteau et de le faire retomber en plis pittoresques. On peut dire que, de toute manière, ces dispositions forment un compromis des plus remarquables entre le mouvement trop violent des mosaïques primitives (par exemple celles du Baptistère des Orthodoxes à Ravenne) et la gravité des âges suivants, déjà si voisine de la raideur, de l'immobilité, du moyen âge proprement dit.

Pour ce qui est des types, ils révèlent à la fois le sentiment de la beauté et celui du caractère. Mais je crois qu'il serait dangereux de se fier trop aveuglément à ces copies du xvi« siècle. Leur auteur semble avoir été influencé par les grandes créations de la Renaissance. Je crains qu'il n'ait vu les apôtres de Santa Agatha in Suburra à travers la Cène de Léonard de Vinci. De certains airs de tète rappellent directement l'immortelle fresque de Santa Maria délie Grazie.

Quoi qu'il en soit, ces copies, ne formassent-elles qu'un écho affaibli de l'original, il n'en serait pas moins intéressant de repro-

duire au moyen de gravures plus satisfaisantes que celles de Ciampini, ces vestiges rarissimes de la peinture arienne du v« siècle.

LA

Page 1