‹ Études indianistes (volume 2)Chapitre 11 sur 134 · ÉG=T0Y € ÉG-ILES SGTE · texte numérisé non relu

ÉG=T0Y € ÉG-ILES SGTE

, , E-VTL

(é-mmi) (és-si) (és-t1)

(és-ton)

(Éés-ton) (ès-més) (ès-té) (è-nti)

Comment M. Max Muller peut-il prétendre que le grec a gardé plus purement que le sanscrit la racine organique as, être, alors au contraire que le sanscrit seul l'a gardée dans toute sa pureté.

Lorsque le sanscrit dit dans les trois premiers

temps :

As-mi, as-1, as-ti,

Le grec, changeant la radicale a en é, dit:

É-mmi, è-ssi, è-sti.

Remarquons de plus qu'au premier temps, le grec

De dit pas :

Ës-mi!, mais e-mmi, changeant non-seulement l’a de la racine as en e,mais perdant complétement la lettre s de cette racine.

Quant aux formes sanscrites ’s-mas, ’s-tha,’s-anti qui négligent l’a de la racine, elles indiquent l’a disparu par l'accent placé devant la seconde lettre du radical ’s, et ces formes ne sont qu’une modification logique fort commune en sanscrit, ’s-mas pour asmas. La racine est modifiée et non transformée, tandis que le grec à aucuns temps ne posséde la racine pure as, et manque complétement de logique quand il s’avise de la modifier, comme dans émmi et ènti (éuut, évri) où as n’est plus représenté que par ë.

Ë pour as, n’est pas une modification, c’est une transformation totale de la racine, pour mieux dire cette forme n’a plus rien de la racine primitive.

De tous les dialectes citéspar Max Muller :

Sanscrit...... — a's-mi je suis Lihuanien.... — es-mi — Zend......,. — a-hmi — Grec dorien.. — e-mmi — Vieux slave.. — yes-me — Latin........ — s-um — Gothique..... — 1i-m — Arménien.... — e-m —

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