Caste des négociants trôs-estimée dans le pays Malabar
THÉATRE PARIAH. 299 SOUPRAYA.
C’est mon voleur, c’est mon voleur.
LE COTOUAL.
Pourquoi étais-tu de si bon matin dans cette rue où les gens de basse caste comme toi n’ont rien à faire?
RANGUIN.
Je revenais d'une cérémonie funéraire, quand cet ivrogne m'est tombé dessus, m’accusant de l'avoir volé.
LE COTOUAL.
Encore.
| RANGUIN.
Tu vois bien qu'il est plus ivre le matin que tu ne l'es toi-même le soir.
LES IVROGNES
Bravo! Ranguin.
LA FOULE
Qui fera taire cet impudent?
LE COTOUAL.
I ose insulter l’inspecteur de police du bazar,
RANGUIN.
Va donc inspecter ta maison, tu y verras tous les moulac, taitou et moncoutys! que ta femme, tes . sœurs et tes filles ont gagnés avec les jeunes et riches habitants de la rue des Commoutys.
LE COTOUAL.
Sans plus tarder, Totti, empare-toi de cet homme et conduis-le… Eatrse le mattar suivi de péons de police.
LE NATTAR:
Qu'est-ce donc, cotoual ; quel est ce bruit qui est venu abréger mon sommeil de plusieurs heures?
LE COTOUAL.
C’est Ranguin qui...
LE MATTAR.
Ranguin, qu'on lui administre dix coups de rotir RANGUIN.
Seigneur mattar.
LE MATTAR.
Quinze coups de rotin.