MÉCANISME DE CETTE LANGUE
I) n'existe pas, croyons-nous, en dehors des ouvrages spéciaux de grammaire, d'exposé simple et logique du mécanisme de la langue sanscrite.
C’est par cette langue merveilleuse que parlaient nos ancêtres que nous sont parvenues nos traditions, que se sont formés nos idiomes. Qui donc songeait, il y a moins d’un siècle, qu’il faudrait aller chercher sur les rives du Gange, les traces de nos ancêtres ? Qui donc croyait que l'Inde avait été le grand foyer de la civilisation antique?
Que de richesses ne nous reste-t-il pas à exhumer ?
Et encore aujourd’hui, nombre d'esprits, sceptiques ou superficiels, nourris de la Grèce dans nos écoles spéciales, reviennent d'Athènes en soutenant cet anachronisme, que la civilisation indoue n’est qu’un reflet de la civilisation hellénique.
Pour un peu on leur ferait soutenir que le sanscrit est né du grec.
Que d’injures n'avons-nous pas reçues, pour avoir osé soutenir depuis dix ans, que l’école d’Athènes avait fait son temps, et qu’il fallait la remplacer par une école indoue à Pondichéry!
En face des attaques passionnées, que nous avons | eues à supporter de la part des partisans des vieux systèmes, pour avoir proclamé que la lumière nous venait de l'Inde, c’est une bonne fortune pqur nous de pouvoir présenter à nos lecteurs, l’opinion de deux des orientalistes les plus distingués de ce temps-ci!; opinion qui, nous ne craignons pas de le dire, résume la doctrine que nous avons suivie dans. tous nos travaux.
« C'est incontestablement à l'Orient qu'appartient l'honneur d’avoir commencé l'œuvre du perfectionnement humain. Tout s’y trouve, depuis les premières formules religieuses jusqu'aux premières évolutions des sciences, des lettres et des arts...