‹ Études indianistesChapitre 104 sur 122 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

BjL-mCàSLÈA.

'(Lb9 Sacrements.)

Après avoir donné à chaque caste son dieu, le Zeus irrèvélé pour les brahmes et les trois personnes de la trimourti (trinité) pour les trois autres classes, et réglé l'emploi de la journée religieuse, les brahmes admirent certaines purlfl* cations, certaines consécrations, qui sous le nom de sanscaras ou sacrements, servirent à relier entre elles, par un trait d'union religieux, les trois premières castes si profondément divisées de situation et dlntérét.

La pensée qui les guida en cette circonstance fut des plus habiles; il importait, en effet, les castes étant séparées par une infranchissable barrière, dans tous les actes qui constituaient la vie civile, de les réunir sur le terrain des intérêts religieux, pour ne point créer plusieurs nations dans la nation, qui, avec le temps, fussent devenues indépendantes de l'autorité sacerdotale.

Telle fut l'origine des sacrements communs aux trois ordres. Nous ne nous étendrons point sur ce sujet déjà traité par nous dans nos premiers essais ^, nous n'en eussions même point parlé ici, s'il ne nous eût paru difficile de les passer sous silence dans cette étude d'ensemble sur le système brahmanique.

Nous nous bornons à les indiquer.

Les sacrements brahmaniques, ou liens communs des castes, sont au nombre de cinq :

BEAHIIAKKIUE. 283

!• VMuiimi on Imptêmê dn nomrecn-né dans Us eaux Sa Oange ou par Tsau Instrala; 2o La coa/IrmaCio» de cette pniiicatloii du noîtvean-iié, à

Tàge de seize ans pour las brahmes^ de vingt-deux pour les xchatrias et de vingt-quatre pour les vaysias» par Thuile consacrée;

8û Uahiolution des fautes par la confession publique d'abord, secrète ensuite, sous les successaors de Obristna ;

40 Le mariage;

^ L'ondion du prôtre ou ordination, qui sacre le brahme, «serviteur de Dieu, par l'huile sainte.

Voici les textes sacrés qui établissent ces sanscaras :

c Quiconque n'a point été purifié dès sa naissance par l'ean du Gange, ou par Teau sur laquelle ont été prononcées les mentrams sacrées (invocations), sera soumis à autant de migrations qu'il aura compté d'années d'impureté, i

(Atharva-Vèda (Préceptes.)

f Jusqu'à la seizième année pour un brahme, jusqu'à la vingt-deuxième pour un xchatria, Jusqu'à la vingt-quatrième pour un vaisya» le temps de recevoir l'investiture sanctifiée n'est point encore passé.

c Mais au delà de ce terme, les jeunes hommes de ces trois . classes qui n'ont pas reçu ce sacrement en temps convenable seront déclarés indignes de l'initiation, excommuniés (vratryas) et livrés au mépris des honnêtes gens, i

(Manou, livre II.)

c Les eaux sacrées du Gange, l'eau lustrale de purification, les invocations à la divinité, ont reçu le don d'effacer les souillures légères. Mais les saints brahmes, gardiens de la divine srouti (révélation), ont seuls le pouvoir d'imposer les mortifications, prières et abstinences, qui effacent les fautes graves.

c Qu'à l'issue del'offlce du sarvameda, la tète dans la pous-

284 LBS FILS DE DIBU.

8iére, les hommes Justes confessent leurs fautes à haute vois devant les membres de leur caste, aûn que le saint brahme, qui vient de sacriûer, lui indique la réparation, i

(AtharvchVèda (Préceptes.)

c Que celui qui a reçu la confirmation et Tinvesiiture sanctifiée, dans le temps voulu, prenne une femme de sa caste, et point d'une autre, jeune, bien faite, de visage agréable, et que tous deux soient unis dans le temple par les trois oblations sacrées de Teau, du feu et du riz grillé... t

(Atharva-Yèda.)

€ Par la tonsure, l'investiture du cordon sacré, rinitiation à la sainte Écriture et l'onction par l'huile sainte, iebrahme eet sacré serviteur de Dieu, i

{Manou. — Atharva- Véda.)

t'iNDS BRAHMAKIQUB. 286

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