CHAPITRE II
FRimiBl INOARMATION Dl VZSOBMOQ.
AVATAR DB YAMAHA.
Nons ayons va qu'avec l'assistance des brahmes, dont il devint, sur la un de sa vie, Tlnstrument docile, après les avoir soumis dans sa jeunesse, Viswamltra, premier roi de rindoustan, avait forcé tous les autres aryas à reconnaître sa suzeraineté; mais il les avait laissés princes héréditaires des provinces qu'ils commandaient, leur imposant seulement l'assistance d'un conseil composé de trois brahmes, sans lequel il leur était défendu de rien entreprendre d'important.
Tant que Viswamitra vécut, la crainte qu'inspirait cet homme de fer, qui avait après son triomphe fait écorcher le pundit Vasichtha, et étouffé dans le sang toute tentative de révolte, maintint les chefs dans une soumission relative. Sa mort fut le signal d'un soulèvement général de tous les xchatrias, et son fils Aristanata, artaxcbatria d'Asgartha, constamment battu dans toutes les rencontres, allait tomber entre les mains de ses ennemis; déjà l'arya Prithou lui avait écrit : Que son corp$ privé de la eéptUture des hautes classes, serait jeté en pâture aux chacals et aux oiseaux de proie, lorsque les brahmes qui, dès le début de la lutte, hésitaient à se prononcer pour l'un des deux partis, assurés qu'ils étaient de régner sur le vainqueur, se prononcèrent pour Aristanata contre les aryas fédérés, et envoyèrent l'un d'eux, du nom
l'inds brahmanique et royale. 317
de Yamana» pour faire rentrer ces derniers dans Tobéissance.
Ne pouvant réussir par la persuasion, le brahme se met à la tôte des troupes démoralisées d'Aristanata, les enlève par sa parole et les mène à l'ennemi; à la suite d'une série de victoires et d'exploits héroïques, inflige à Prithou la privation de sépulture, soumet tous les xchatrias, consolide le trône du fils de Yiswamitra; et après avoir solidement rétabli de cette façon l'influence brahmanique, disparait un jour dans le sanctuaire de la pagode d'Asgartha. Les brahmes répandirent immédiatement dans la foule, le bruit qu'il avait été enlevé au ciel par les dévas (anges, demi-dieux), et que c'était Yischnou lui-môme qui était venu pacifier la terre, sous les traits et la forme d'un brahme.
Le peuple crut d'autant plus facilement à cette fable, que toutes les légendes accréditées par les brahmes sur la création du monde, le préilisposaient à accepter l'intervention active et visible de la divinité sur la terre.
Tous les chants religieux, d'innombrables prophéties, en annonçant, pendant la période brahmanique pure, les incarnations successives de la seconde personne de la trinité indoue, avaient habitué la masse ignorante à obéir aux brahmes, à travailler pour les hautes classes et à croire sans examen aux contes les plus absurdes et les plus superstitieux, dans Tattente perpétuelle où elle se trouvait de la venue du dieu qui devait récompenser ou punir.
Le peuple de l'époque patriarcale fut simple et bon, la terre suffisait sans un travail excessif aux besoins de chacun, la race des parasites n'était pas née... l'homme avait du pouvoir suprême une idée rationnelle et philosophique.
Le peuple de l'ère brahmanique accepta la domination sacerdotale par confiance dans la vertu du prêtre, et une foi ardente le maintint dans l'obéissance... Mais le peuple de la période brahmanique et royale, serf attaché à la glèbe, dut être maintenu par la terreur.
En face des vices, des lâchetés, des saturnales des classes supérieures, l'esclave dut sentir le mépris et la haine se faire jour.
Da Jour oà il ne crut plus aux prêtres» il fallut le dominer par la peur de Dieu. Aussi toutes les apparitions dlYliMS suscitées par las brahmes n'eurentpelles d'autre but queée consolider le pouvoir des prêtres et des rajahs, leurs alliés, tantôt par la conquête d'une opulente contrée, tantôt par la répression et le ch^^iment d'une révolte.
Le triomphe de Vamana inaugura le système.
Tel fut en dehors de la légende et du mensonge religleuz, rénéntment historique d'où sortit la première incarnation decViMhnottl
l'inde bbahmaniods st rotalb. 919