CHAPITRE III
DEUXIAMB mCABMATION DB YISCHHOO*
AYAXAR DB PABAÇOUBAMA.
n est on fait qui rend impossible à distance tonte étude indianiste sérieuse, et qui oppose & la science, mémedauB rinde, des barrières souvent insurmontables.
Pas plus que les anciens brahmes^ les brabmes d'at^ourd'bui ne veulent désabuser la foule sur le compte des fables, des événements miraculeux et des idées superstitieuses dans lesquelles ils Font élevée; et dés lors on doit comprendre avec quelle difficulté, on obtient la plupart du temps le moindre document historique sur le passé, les prêtres même ne vous le livrent qu'après avoir obtenu votre promesse qu'il ne sera pas traduit en langue vulgaire.
Si vous n'êtes pas connu d'eux, si vous n'avez pas travaillé avec eux, cas dans lequel ils mettent un certain orgueil à vous pousser en avant, à vous initier, il est inutile de «hercber à obtenir d'eux 1» moindre renseignement hisAoxique, qui serait en contradiction avec les croyances rdigieuses des basses castes.
Et cela se conçoit : ce ne sera pas un prêtre catholique, par exemple, qui vulgarisera cette opinion : que les Ëvangïles n'ayant fait leur apparition dans le monde que plus de deux siècles après la mort de leurs auteurs présumés/ il est à peu près certain que ces livres sont apocryphes!...
Je n'ai trouvé et pu obtenir que peu de chose sur l'a*
320 LES FILS DE DlEu.
vatar de Paraçourama, mais ce peu u la valeur d'un texte* Le Vedamargaa s'exprime ainsi au sujet de cette incarnation :
c Le brahme Paraçourama, pendant la minorité de Prac tichta, gouverna l'Inde avec tant de sagesse et d'iiabileté c qu'il porta au plus haut degré la prospérité et la richesse c du pays. Il étouffa par son énergie une des révolutions les c plus terribles qui aient mis en péril la société brahmac nique, et eut à lutter pendant plusieurs années contre les i aryas qui avaient appelé à leur secours les sauvages populac lions de l'Hymavat (Hymalaya). Il combattait à la tète de « ses troupes une hache à la main comme le dernier des c soldats, et exerça contre les princes révoltés de terribles c représailles, qui leur enlevèrent pour longtemps l'envie de c se soustraire à l'autorité des brahmes. A sa mort, Prac tichta, dont il avait protégé l'enfance^ fit construire eu c son honneur un char d'argent massif pour conduire son c corps à la pagode. Paraçourama avait rétabli la dignité c de brahmatma, abolie par Yiswamitra après sa conc quête. >
Voilà le point historique dans toute sa simplicité. A la suite de révoltes nombreuses, toujours réprimées^ les xcha* trias appellent à leur secours, en l'an huit mille environ, les populations des montagnes que Ton voit pour la première fois apparaître dans l'histoire de l'Inde, préludant à la grande invasion qui, en l'an cinq mille avant notre ère, devait dér truire Asgartha, la capitale brahmanique.
Le brahme Paraçourama sauve la société sacerdotale de ce nouveau danger, et les prêtres Tofitrent à l'adoration du peuple comme une nouvelle incarnation de Yisohnoa.
L'INDS BRÂHMA.M1QUB BT ROYALE. 3*21