CHAPITRE IV
TBOiaitMB INCABNÀTION DB TISCBNOll.
AYATAR DB RAliA.
L'Inde entière était soumise, seule l'Ue merveilleuse de Lanka (Geylan) avait échappé au Joug brahmanique, protégée par son éloignement, et l'océan qui lui faisait une barrière naturelle de ses eaux.
Le brahmatma Graton-Richi, dit un Jour à Rama, petit-ûls de Pratichtha et huitième successeur de Viswamitra :
c Écoute l'inspiration divine qui s'adresse à toi par ma bouche* C'est à Lanka que Brahma a placé le premier homme et sa femme, Adhima et Héva. — Rassemble tes guerriers et tes éléphants, ordonne à tous les xchatrias de te suivre, et va soumettre à ta puissance le berceau de la race humaine, Lanka, où régne Ravana. •
Rama, artaxchatria d'Asgartha, prince Jeune et énergique, qui ne demandait qu'à s'illustrer dans la guerre, et ne supportait qu'avec impatience le Joug des braimies, saisit î avec empressement l'occasion qui lui était oflèrte, et partit avec tous les aryas à la conquête de Ceylan. 4 Cette guerre lointaine dura près de vingt années; lorsque Rama revint à Asgartha, après avoir soumis la grande lie, et tué Ravana de sa propre main, vieilli par les combats et les fatigues sans nombre qu'il avait supportées, il n'aspirait plus qu'au repos; il fut jusqu'à la fin de sa vie l'esclave dodie des brahmes, qui naguère redoutaient son audace ; sous aucun règne les brahmaimas ne furent plus puissants*
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Gratou-Richi qui craignait pour la puissance sacerdotale, avait envoyé le jeune tigre user ses griffes contre les rochers de Lanka.
Rama fut en récompense divinisé par les prêtres, qui en firent la troisième ineamartion de Vtsehnouy sept mille cinq cents ans environ, avant notre ère.
La poésie s'exerça plus tard sur ce sujet merveilleux, mais les rapsodes modifièrent^ aurgré^ de leur imagk)ation, le fait historique. Ainsi le Ramayana, vaste poëine composé par plusieurs générations de chanteurs ambulants, qui s'en allaient dans les villageg, redire les exploits des dieux et des héros, suppose comme motifs do celte longue guerre, que Rama se rend à Geylan pour reprendre sa femme Sita, enlevée par le roi Ravana,' ce qui introduit Tamour dans Fsiuvre poétique, 6t donne lien aux épiifct^es lesrplus extru- ^fdinsAret^ Tou« )e& fmplctr tfftclenflr ont gardé le souvenir à0 cette grande lotte, et rcfu&r des ndntsf âiSérmiïï 0hant# les exploits de Rama comme a^ptcrtntarrt à l'orfghie fabtr* hmé é»lmr ptcfpf&M^fté^r Mtm dtertn^ dToAr fis sont descendtM^ MotMif r^ de^ Ar pgtrfe cffmtatraê.
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