‹ Études indianistesChapitre 116 sur 122 · MANOU-VENA · texte numérisé non relu

MANOU-VENA

Manou-Vena fut un brahme initié du troisième degré, qui «ept mille ans avant notre ère environ, tenta de révolu- .lionner Tlnde à son profit. Après une série de succès et de revers, définitivement battu par les prôires, il s'enfuit pour échapper à leur vengeance par l'Iran oriental et la Perse, et •alla avec ses compagnons coloniser l'Ai abie et l'Egypte.

Je ne possède d'authentique sur cet événement important, que ces détails extraits du Vedamargaa, et le texte suivant que j'ai déjà eu occasion de citer :

t Sous le règne de Vlswamitra, premier roi de la dynastie de Soma-Vansa, à la suite d'une bataille qui dura cinq jours, Manou-Vena, héritier des anciens rois, abandonné par les brahmes, émigra avec tous ses compagnons par TArie (Iran), et les pays de Barria (Arabie), jusqu'aux rives de Masra (le Nil). >

Le Vedamargaa, auquel j'emprunte la plupart de ces événements, est un recueil de récits historiques et sacrés, abrégé des grands ouvrages de l'Inde ancienne.

De nombreux et précieux documents existent sur toutes ces matières, mais le travail d'un seul ne peut suffire à reconstituer vingt mille années, et plus, de l'antique civilisation brahmanique. En face de toutes les richesses littéraires, historiques et scientifiques que renferment les bibliolbèques des pagodes, je n'avais que deux partis à prendre : étudier an règne, un livre, Tœuvre d'un homme célèbre, exhumer

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un détail ou tracer à grands traits l'ensemble de cette civil!* salion, qui n*a pas eu sa pareille au monde, comme splen* deur et comme durée. J'ai préféré Tétude générale qui me permet de rattacher au même rameau les religions et les peuples d'une partie du globe.

Manou-Vena, dont l'histoire primitive de l'Inde nous in« dique le départ, la route, et le lieu d'émigration, n'est autre que le législateur conquérant Manés, qui colonisa l'Egypte, et que les traditions anciennes regardent comme le premier roi de ce pays.

Il avait lutté contre le pouvoir sacerdotal, tenu pendant un quart de siècle en échec la puissance brahmanique; malgré cela, les prêtres qui avaient fini par le chasser de rinde, n'hésitèrent pas à le placer dans leur panthéon, et à le présenter à la vénération des masses comme un demidieu, envoyé par Brahma, pour châtier les hommes. [

Quelques légendes le considèrent môme comme une incar- 1 nation de Vischnou, mais nulle part, il n'est représenté avec le soleil et le triangle attributs des avatars. \

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