CHAPITRE VI
lODAH.
c lodah» xchatria des plateaux de rHimayat (Hymalaya), et dont la domination s'étendait jusqu'aux plaines de Cosala (Aoude), rassemble un jour ses guerriers, se fait proclamer artaxchatria (grand roi) et leur dit :
c Les gens qui dominent la terre et qui régnent à Asgartha ont attiré à eux toutes les richesses; non contents de cela, ils nous forcent à leur obéir et prennent chaque année nos filles vierges, le miel de nos ruches, nos tissus de laine et nos troupeaux : allons prendre Asgartha,et non -seulement nous conserverons ce qui nous appartient, mais encore nous nous emparerons des femmes et des richesses de nos ennemis.
c Ayant prononcé ces mots, il fit allumer des feux sur tous les sommets du pays de Mahar (maha, grand, aar, fleuve; en samscrit, le Gange) au pays de Népal, pour prévenir tous les hommes portant la lance.
c Au jour convenu, il en vint de tous les points du nord et de Test; aussi loin que la vue aurait pu s'étendre pendant trois jours de marche, la terre était couverte de guerriers; les uns montés sur des chevaux rapides et couverts de peaux d'ours, les autres sur des chars, d'autres combattant à pied, d'autres encore sur des éléphants.
c Et quand ils furent tous réunis^ ils poussèrent un cri qui fut entendu jusqu'aux pays de la mer :— Allons prendre Asgartha, la ville du soleill
c Ils arrivèrent, comme un flot qui inonde et détruit tout sur son passage, sous les murailles de la ville sainte, avant^
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que les brahmes aient eu le temps de réunir leurs défon-^ senrs.
c Trois Jours après, il ne restait plus d'Asgartha, la ville de marbre et d'or, que la fumée qui s'élevait au-dessus des temples et des palais embrasés.
c lodah continua sa marche, traînant derrière lui ses lourds chariots chargés de dépouilles, mais ayant rencontré entre le Mahar et le lamouna, les armées des brahmes commandées par le brahmatma Soudasa-Bichi, et l'artaxcha* tria Agastya, il fut vaincu après huit Jours de combats.
c Pendant longtemps les eaux du Mahar roulèrent les ca* davres des hommes du nord et de Test; pendant longtemps les chacals et les vautours aux pieds jaunes se couchèrent repus sur les champs de bataille.
c Fuyant devant la vengeance des brahmes, lodah regagna rmmavat avec le reste de ses compagnons, et de nouveau il ût allumer les feux sur tous les sommets^ et des hé»* rauts, sonnant de la trompe par les vallées et les montagnes» 8*écriaient : Abandonnez vos maisons et vos champs, rassemblez à la hâte vos richesses, vos chars et vos troupeaux;. ▼08 frères, vos pères, vos maris ont détruit Asgartha, maisils sont morts, le vent pousse les guerriers des brahmes, UL* tez-vous de rejoindre lodah.
c Et quand Soudasa-Richi et Agastya envahirent l'Himavat, ils ne trouvèrent pas un vieillard, pas une urne funéraire, pas une vierge, pas un enfant, pas un chevreau.... Tous les habitants s'étaient enfui vers les contrées du nord^ conduits par lodah et son frère Skandah... t
(Extrait du Pnraiana-SaMira, Récits antiques.)
Parmi les nombreux chants poétiques eélébraot la victoire^ des brahmes sur lodah, le destructeur d'Asgartba, celui qu^ Je viens d'extraire du Puratana-Sustra est le plus simple, lê^ plus historique ; c'est à ce titre que je l'ai oboisL Asgartha fat détruite cinq mille ans environ avant notre ère.
Je n'ajouterai qu'un mot.
lodah n'est autre qu'Odia, dont lea peuplée du nord de* i'Ei/rope ont fait un dieu.
l'indb BitKfnœfXQVC :bt crotale. Sf
Skandah, Bon frère, a donné son nom aux émigrants, qui, passant de l'Inde en Europe, sont devenus les Scandinaves.
Et les védas, ou livres sacrés de la haute Asie défiguré i parla tradition, mais conservés dans leur essence mytholo • gique, deviennent en*5canitifa«i0let'8idas.
Par Manou-Vena au sud, par lodah et Skandah an nonl , voilà déjà deux grandes voies ouvertes aux traditions litté > raires, philosophiques et nftMtfiHiies de Tlnde ancienne... Comprend on bien maintenant, sur quelles bases se pourra refaire l'histoire des sociétés anciennes.
c Que de choses étonnantes nous avons à apprendre aux «titres, disait M. Langlois, le traducteur du Harivansa... Que «era-ce qufmd nom aortms fimilU l'antiquité indon^ «omme nous «vofis fouillé Vantiquité gvecqfie?^.. »
Les hommes du iiora,4efl0«idant8 d'Iodah et de Stoada^, «onservèrent si Wen, tem îenre chrato «wrés, k sottvaaîr de leur fuite de l'Inde et du pillage des toanenaas richesseB d'Asgarlha, la ville de sourya <so1«îl>,^r«» pl**» *^^» ^Q^iA leurs hordes innombrables w dottnèrant Tendee-TOiia f^our marcher sur Rome, «lies crurent retourner aa pa?» de leun pères, et éHes charttalefft en traversant les farète de laâlafie et de la<3^ermaaie-. « Alkm ièh-mrê Âpgor, }amU$M mUO.^
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