CHAPITRE VIII
ZOBOASTRB BT LA PBBSB
Le nom du novateur qui vint jouer en Perse le Tà\e d*un envoyé céleste est en persan Zerdust, en zend Zertochtro, en pehlvi Zaradot. Ces différentes expressions ne sont que des variétés du nom primitif, qui est en sanscrit Zuryastara (qui reprend le culte du soleil), d*où est venu ce nom de Zoroastre, qui n'est, lui aussi, qu'un titre décerné à un législateur politique et religieux.
Ainsi que son origine sanscrite Tindique suffisamment, suivant même les indications de Thistoire, Zoroastre est né dans la haute Asie, c'est-à-dire dansTInde. Après avoi^ passé la plus grande partie de sa vie dans Tétude de la re* ligion et des lois de ce pays, avec lesbrahmes qui l'avaient initié, étant sans doute de la même caste qu'eux, ses voyages le conduisirent en Perse où, rencontrant les pratiques les plus superstitieuses, il entreprit de les réformer «t de doter ce pays d'une religion plus conforme à la mo« raie et la raison.
Zoroastre fut, sans aucun doute, un transfuge des pagodes et des temples de Tlnde qui, voulant faire profiter les peuples des vérités et des notions sublimes que les prêtres s'étaient exclusivement réservées, mais craignant la puissance de ces derniers s'il prêchait dans l'Inde, s'en fut chercher un pays moins immédiatement soumis à leur puissance.
Arrivé à la cour des rois Gouchtasp et Isfendiar, il fit