‹ Études indianistesChapitre 27 sur 122 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

U BILAN DB LA BIBLB. — OHATUCBNTS, MASSACBBB, DBSTBUOTIONS

' Depuis que nous nous occupons de Moïse, nous n'avons point laissé passer une page sans montrer Tindignation qu'excitent en nous le sombre fanatisme et les cruelles doo* trines de ce livre de la Bible, devant lequel s*agenouillent les masses, sans Touvrir et le comprendre, qui pour beaucoup est Toeuvre suprême de la loi, de la sagesse, mais qui . n'est pour nous qu'un code de superstitions et de cruautéSc (

Voyons, dépouillez-vous de oette admiration banale qui n*est point de votre fait et que Tesprît de parti s'efforce de vous inculquer À genoux ; deseendM m dedans de vousmême ; âes-vous à cet iniioie bon sens qui est toute la force de la conscieBce ; pms lises ei jugez.

— Jéhovah, pour faciliter la sortie des Hébreux d'Egypte, ne trouve pas de meilleur mojeo que de mettre à mort tous les premiers nés des Egyptiens, o'est-à-^iie de fcappar dea inoooenta.

IfOSBS OU HOÎSB BT LA SOOlixâ HÉBRAÎQUR 159

^ Lw Hébreux, «a ■'eafiiyaiii, «owtiaMal tow 1m rum d*or et itt

ffiohet habite qu'ils peavent emporter.

— Jéhovah ordonne aux Hébreux de retourner sur leurs pas, afin qut Pbfliaon, les TOjraBt, se mette à leur poursuite et qn^il puisse Tanéantir a^eo tonte son armée. (YeDgeance inuâle et cruelle, puisque les Hébreux •ont hors de dang^.)

«- Les Isnélites, mouant de him daoa I» désert, Jéhoyah leur e» vuie des cailles et de la manne.

~- Après Tadoration du veau d^or, Jéhovah fîirieux veut détruire tout les Israélites; McSse implore pour eux et le prie de se contenter de ringttrois mille, qu'il fait égorger par les prêtres. Après ce ûût d'armes, 1« Dieu consent à bénir les Hébreux. (Ce n'est que dans les théogonies des caooibeles que Ton pourrait, je crois, rencontrer de telles atrocités.)

— Jéhovah annonce aux Hébreux que s'ils le forcent de nouveau à a» manifester à eux, il les exterminera

— Moïse demande & Toîr Jéhovah en fîftce^ ce dernier lui répond qu'il •• peut se montrer à lui que par derrière : « Tollmm f«« manmn meam, ff Hdêbit posteriora mêa, i (Quelles tristes absurdités !)

— Nadab et Abiu sont punis de mort pour avoir offert un sacrifice sv«c <ln le« étranger.

— Qu conque tue un bcBuf, ou une brebis, ou une chèvre, destinés à être consacrés au Seigneur, est puni de mort.

*- Celui qui consacre ses enfants aux idoles est puni de mort.

— Les Israélites fatigués murmurent contre le Seigneur ; il envoie «a fen contre eux qui en dévore un grand nombre.

<»- Jéhovah envoie pour la seconde fois dt*s cailles aux Israélites, mais il £ait mourir tons ceux qui es mangent outre mesure.

— Marie, sœur d*Aaron, ayant murmuré contre Moïse, le Dieu Ift iVappe de la lèpre.

— Les Hébreux ayant mimnuré de nouveau, il les eondanme à mouxir dans le désert, depuis vingt ans et an dessus.

— Coré, Dathan et Abiron, et une partie du peuple, s*étant révolté» contre ^!oTse, ils furent dévorés par le feu que Jéhovah fit sortir des en- «tailles de la terre.

— Nouveaux murmures du peuple; le même feu détruit quatorge mille stpt cetUê personnes.

— Les Hébreux ayant encore blasphémé contre Jéhovah, il envois ooDtre eux an serpent de feu qui en fait mourir un grand nombre.

— Les Israélites, par ordre de Dieu, détruisent les Chananéens et les Amorrébena; ils taillent en pièces Og, roi de Basan, et tout son peupla, ■nss qu'un seul homme ait pu parvenir à s'édMipper; ila s'établi&seat sur le sol conquis.

— Vliigt-quatre mille Israélites sont massacrés par lea prêtres pour avoir eu commerce avee les filles des Moabites.

— Jéhovah ordonne à Moïse de punir les Madianites; douze mille Israé. lites marchent contre eux. Tous les hommes sont passés au fil de l'épée, tes roi^ sont tués et les femmes emmenées an captivité.

— Mc.se se f&che de ce que toutes les fenunes madianit^j ont é^

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épargnées; il les fait tuer âvec tout les enfants mftles, ordonnant de Ae réserver que les vierges, i Puellas auttm, •< omnei ftminas virginêi rtMr» taie vobU, >

Qu*est-il besoin de continuer plus longtemps ces citations, et Thistoire tout entière de ces premiers temps des Hébreux pourrait-elle nous montrer autre chose que des ruines, des massacres et de honteuses superstitions?

Est-il un peuple qui ait eu de pareils débuts et qui ait osé les mettre sous la protection de TÊtre suprême?

En admettant que tous ces massacres aient pu avoir lieu, on ne peut leur trouver d*autres raisons que le fanatisme de Moïse, faisant tuer par ses séides, par ses prêtres quiconque se permettait le moindre murmure contre son autorité et celle du Dieu qu'il imposait.

Peut-être aussi le désert ne pouvant procurer la nourriture suffisante du peuple entier, le dictateur se décidait il à le décimer pour éviter des scènes de carnage plus violentes, que la faim n'eût pas manqué de susciter.

Quoi qu*il en soit, cette époque et ce peuple sont jugés pour nous, et il n'y a pas dans Thistoire du passé de plut grandes preuves du pervertissement et de la faiblesse de l'humanité que celles qui nous viennent de là.

Il en est qui voient dans tous ces massacres, ne respectant ni enfants ni femmes hors les vierges... une manifestation de la puissance de Dieu. Nous préférons y voir une manifestation de l'esprit du mal, régnant sans partage sur œs hordes barbares et indisciplinées qui, depuis leur départ d'Egypte, ne surent marquer leur passage que par le rapt, le pillage et l'assassinat, semblables aux nomades r arabes, leurs bien proches parents, qui dévastent encore ces contrées.

Non, ce n'est point ckei ce peuple que nous irons chercher les origines de nos croyances et de nos traditions religieuses et philosophiques, et ce n'est point de ce livre

MOSRd OU MOISB ET LA SOCléTB B^DRAIQUE 161

de la Bible que nous ferons sortir la foi nouyelledes nations modernes.

Le Christ est venu fonler aux pieds toutes ces superstitions. Juif, il renia les Juifs, car cet apôtre de Tégalité du bien pour le bien et de la foi en réternelle bonté de l'Être suprême ne pouvait rien avoir de commun avec la loi de vengeance de Jéhovah.

Moïse avait entrevu Tunité de Dieu et les primitives crojances sur la création par les traditions de l'Égjptien Manès. Dominateur d'un peuple, il employa sa science au profit de sa domination et de celle de ses initiés, et il marcha parle feu et le sabre, léguant ses doctrines et son rôle à Mahomet, qui plus tard devait fonder, en imitant ses exemples et copiant son livre de la loi.

Le Christ, dédaignant Moïse et Manès, et leur inspirateur Manou, et se reportant jusqu'aux admirables enseignements de Christua, que le brahmanisme et le pouvoir des prêtres avaient fait oublier, vint annoncer aux hommes la loi de charité et d'amour, qui avait été celle des anciennes populations de TOrient.

Christna et le Christ, voilà les deux plus admirables figures dii Tancien monde et du nouveau, figures de régénération, de concorde, d'amour et de poésie, idéalisant le bien et le beau, et refiétant le ciel comme l'eau pure refléta a jour!

Christna fut étouffé par le brahmanisme.

Veillons à ce que le lévitisme n'étouffe point le Christ

Là QIDLB DANS L'INDI

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