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Quoi! ce serait de la bouche d'un Dieu que ces paroles leraient tombées! l'Être suprême ne se serait manifesté aux hommes que pour les astreindre à d'aussi singulières pratiques!...
Je comprends jusqu'à un certain point que tout cela ait ëté bon pour ce peuple d'Israël, abruti par la servitude, et qui ne s'est signalé dans sa liberté que par le meurtre et le brigandage; mais qu'on vienne aujourd'hui nous faire ployer le genou devant ces fétiches... ce serait, je necrains pas de le dire, à désespérer à tout jamais du bon sens de la raison humaino.
Il n'est rien de plus facile, heureusement, que de montrer à cette révélation qu elle n'a rien révélé, de démontrer que Moïse n'a su faire autre chose que continuer les traditions de l'Orient et de constituer les lévites sur le modèle des hiérophantes et des brahmos.
Il esta remarquer que dans la Bible du législateur hé* braïque, c'est-à-dire dans les cinq livres qui lui sont attribués, il est fort peu question des souillures par la faute, ou, si vous aimez mieux, par le péché... Toute souillure ▼ient d'un contact impur.
Ne touchez pas un mort... Une béte qui rampe... Un homme malade. Vous péririez devant le Seigneur : Péribit coram Domino,
Ce système d'impuretés qui cessent par les ablutions, .cum îaverit carnem suam aqua, est tout simplement celui l'iue l'hygiène a inspiré à tous les peuples de la Haute Asie, |à tous les peuples de l'Orient; et le Jéhova de Moïse n'en est pas plus le révélateur que Mahomet, qui, lui aussi, plaça les ablutions, si nécessaires dans ces climats, sous la tutelle religieuse.
Mais les législateurs antiques ont senti le besoin de forcer ainsi à la propreté les indolentes populations de ces brûlantes contrées, et Moïse, qui attribue ces prescriptions à Dieu lui-même, est le seul qui n'en laisse pas de*
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vlner les motifs, ce qui les rend profondément absurdes. On pourrait même dire beaucoup plus de la prohibition suivante :
« Bt ad omnem martuum non ingreditur omnino; super pâtre guoque suo et matre non eontaminabitur.
u Et il n'approchera jamais d'aucun mort, quel qu'il puisse être, même de son père ou de sa mère, car il serait souillé I »
Je sais bien qu*on me dira que je ne comprends point la Bible, qu'il j a dans tout cela un sens figuré que je ne saisis point, parce que mes jeux ne sont point éclairés par la lumière de la foi, que ces coutumes ne sont que des images, que cette pureté exigée des anciens lévites n'est que la figure de la pureté que doivent avoir les prêtres de rÉglise nouvelle.
Je connais toutes les opinions du père de Carrières ou autres et de leurs adeptes, mais je connais aussi leur manière de tiiaduire... et de torturer les textes, maintenant qu'ils n'osent plus torturer les hérétiques.
11 serait vraiment par trop curieux qu'on puisse venir nous faire croire que toutes les coutumes, tous les usages, tous les actes de la vie d'un peuple ont été inspirés par Dieu comme un emblème, une figure, une prédiction d'une religion qu'il avait Tihlention de fonder plus tard...
Eh I non, messieurs, nous n'accepterons [ioint vos idées. Dieu n*6st point pour nous cet ouvrier mal habile qui s'y prend à deux fois pour compléter son œuvre, et quand il nous a créés dans ce but mystérieux que nous ne connaîtrons que dans l'autre vie, il nous a donné, en laissant tomber sur nous une étincelle de sa majesté divine, la plus sublime des croyances, et la conscience de tous en garde pieusement le souvenir.
Laissez donc la révélation hébraïque, que la raison n'admettra jamais, et croyez que la sublime et touchante moraie du Christ n'a pas besoin d'avoir pour de vaucièi es toutes
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le8 superstitions que les . Aitiés des temps anoiens laissaient en pâture à la plèbe.
Impwreté occasionnée par les morts d'après Manou, Uê Vedas et le commentateur Ramatsariar.
Manou, livre V :
c L'impur«té oooMionnée par on oorpi mort a été déclarée par la loi larer dix jours poar oeax qui président aux fuDérailies, jusqu'au momeut où les os soDt recueillis ^on sait que les ludous brûlent leurs morts).
c La souillure causée par un mort est commune 2i tous les parents.
c En un jour et une nuit ajoutés à trois fois trois nuits, les proches pa« reots du mort qui ont touche son cadavro sont puriiiés ; trois jours seu* lement sont nécessaires pour les parents éloignés.
t L'élève qui accomplit la cérémonie des fuuérailles de son directeor apirituel n*est purifié qu'au bout de dix nuits ; il est mis sur le môme rang que les parents qui portent le corps.
c Four les enfants mâles (de la caste des prêtres) qui meurent avant d'avoir été tonsurés, la puriticalion est d'une nuit. Mois, lorsqu'ils ont reçu la tonsure, une purification de trois nuits est requise.
c Un enfant mort avuut l'Âge de deux ans, sans être tonsuré, doit être transporté par ses parents dans la terre bénite, et sans qu'on le brûle pour recueillir ses os Et ses parents sont soumis k une purification de trois jours.
c Un dwiJja, si son compagnon de noviciat vient à mourir, est impur pendant un jour
« Les parents maternels des jeunes filles fiancées, maU non mariées encore, qui viennent à mourir, sont purifiés en trois joufi. Les parents
paternels sont purifiés de la même manière Qu'ils se baignent
peqjiant trois jours.
c Lorsqu'un brahma savant dans la sainte Écriaire est décédé, tout homme qui l'approche est souillé pendant trois nuits seulement.
€ Lorsqu'un roi meurt, tout, ce qui l'approche e^t souillé tant que dure la lueur du soleil, s'il est mort de jour, et tant que dure la lueur des étoiles, s'il est mort de nuit. »
Telles sont en substance les règles générales dimpnreté pour ceux qui touchent les morts; voyons maint^^nant en quoi consiste Timpureté du prêtre^ et do quelle manière il doit se purifier du contact des morts.
Extrait du Yeda (préceptes) :
c Le brahme qui a reçu l'investiture sacrée, et qui par cela est destiné
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à offrir lot sacrifices et à expliquer la sainte Êcritnre, doit s^abstciiir de tout contact avec les morts, car les morts procurent Timpareté, et U prôtre officiant doit être toujours pur.
m La vau seule d*un homme impur le souille, et il doit, après avoir fait les ablutions prescrites, réciter à voix basse les oraisons qui «£Bu%nt Ie# souillures.
« Mais la brahme qui accomplit les cérémonies funéraires à la mort de son père et de sa mère n*est point souillé, car le Seigneur de toutes choses a dit : f Celui qui honore son père et sa mère en cette vie, et sa* c crifie à leur mort, qui est leur naissance en Dieu, ne peut jamais être € impur. •
• S*il prési'le aux funérailles de ses frères ou de ses sœurs, qu*il n*a pas encore pourvues d*un mari, il sera impur jusqu'à la fin de la cérémo* nie, et il se purifiera par la prière et les ablutions jusqu'au second cou* cher de soleil.
c Qu'il n*entre jamais dans le temple étant impur pour y offrir le sacrifice du sorwamedha ou de Taswanuda : le sacrifice qnUl offrirait serait impur.
t Qu'il assiste aux funérnilles royales, qu'il les sanctifie par ses prières, mais qu'il se garde de toucher le corps, i
Abandonnant alors ces règles d'impureté du corps, qui lui paraissent secondaires, le Veda poursuit, en s'élevant à une hauteur que la Bible ne sut jamais atteindre :
t Le vrai sage deux fois régénéré, et qui vit dans la perpétuelle con* templation de Dieu, n'est souillé i^ar rien en ce monde.
• La vertu est toujours pure, et il est la vertu.
c La charité est toujours pure, et il est la charité.
t La prière est toujours pure, et il est la prière.
c Le bien est tocyours pur, et il est le bien.
« L'essence divine est toujours pure, et 11 est une portion de l'essence «Uvice.
c Le rayon de soleil est toujours pur, ot son âme est comme un rayon de soleil, qui vivifie tout ce qui rentouro.
< Sa mort même ne causera d'impureté à personne, car la mort est pour le sage deux fois régénéré une seconde naissance dans le sein de Ijtnhma. >
Ramabsariar (commentaires sur le Yeda] :
c Le corpf devient impur par l'impur contact des morts et de toutes les choses que la loi a déclarées impures.
t L'Ame devient impure par le vice.
« Ces lois d'impuretés du corps ont été établies par celui qui exisre par son seul pouvoir, afin que l'homme entretienne b Tie da corps et lai
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donne la tante «t la force par Tcau, qui est le sonverain pariBcateur
« Qoant aux impuretés de l'ftme, elles se purifient pitr l'étude de U sainte Êoritura, les sacrifices expiatoires et la prière, eto
c Et comme l'a dit le divin Manon : c Un brahme devient par «n •§ < détachant da toutes les affections mondaines. »
Dif^me aux lévites de boire des liqmun fermenties avant (Centrer dans le tabernacle.
Léyitiqae, chapitre x :
m Le Seigneur dit aussi à Aaron t
« Vous ne boirez point, vous et vos enfants, de vin, ni rien de ce qui peut enivrer, quand vous entrerez dans le Tabernacle du témoignage, d peur que vous ne soyez punis de mort; ce préaeptc est étemel et sera suivi par toutes les gén«îrations qui vous suivront :
« Afin que vous ayez la science de discerner ce qui est saint ou profituie, ce qni est pur ou impur : ' '
c Et que vou3 appreniez aux fils d'Israël les lois que le Seigneur leur a données par la bouche de Moïse. •
Défense aux brahmes de boire des liqueurs fermentées avant de pénétrer dans le temple.
Extrait du Veda (au livre des préceptes, Brahmanas) :
c Que le brahme officiant, avant d'affronter la mi^esté du maître de l'univers pour lui offrir dans le temple le sacrifice de l'expiation, s'abstieune de toutes liqueurs spirituouses et des plaisirs de l'amour»
« Les liqueurs spiri tueuses engendrent Tivrosie, l'oubli des devoirs; elles profanent la prière.
c Les divins préceptes de l'Écriture sainte ne peuvent sortir d'une bouche empestée par l'ivresse.
« L'ivresse est le pire de tous les vices, car il souille la raison, qui esl in rayon de Brahma lui-même.
c Lee plaisirs de l'amour permis aux hommes, tolérés aux dwidja, sont défendus aux prêtres quand ils se préparent à la contemplation du domi« Dateur des deux et des mondes
c Le brahme ne peut s'approcher de l'autel du sacrifice qn**»
rec une âme pun dans un corp« pur, >
On trouvera peut-être que ce dernier passage n'est pas â*une grande importance en présence de ce fait que toutea
les religions de l'Orient se sont réunies pour proscrire let boissons fermentées.
L'antiquité de l'Inde est là pour démontrer qna la légîs-
lation religieuse de ce pays est la première en date qui ait
j défendu aux prêtres l'usage des liqueurs spiritueuses, et
surtout prohibé les plaisirs de Tamour lorsque ces derniers
se préparent à offrir le sacrifice.
Cette dernière défense n'a pas été relevée par la Bible qui, du reste, ne s'est guère inquiétée des questions de mœurs que pour donner des leçons d'immoralité.
Quoi qu'il en soit» cette citation du Véda démontre une fois de plus combien l'Écriture hébraïque est au-dessou» des Écritures sacrées des Indous, sous le rapport de la grandeur dans les idées et de la dignité.
Mariage des prêtres. — Défauts gui eo^luent du sacerdoce. Lévitique, chapitre xxi :
c La prHre prendra pour femme une vîeriire.
c II n*époaiera point nne Tenve, on nne femme qni ait été répndi^ on qni ait été déshonorée, ou une infâme, maie il prendra une fille de sa tribu.
<c n ne mêlera point le sang de sa race ayec une personne du commun, du peuple, parce que je suis le Seigneur qui le sanctifie.
M Le Seigneur dit encore à MoTse :
« Dites encore à Aaron : Si un homme d'entre les famiVes de votre race a une tache sur le corps, il n'offrira point le sacrifice à son Dieu.
c Et il n'approchera point du ministère de son autel s'il est aveugle, s'il est hoitpux, s'il a le nez ou trop petit, ou trop grand, on tortn.
c S'il a le pied ou la jnain estropiés.
c S'il est hossn, s'il est chassieux, s'il a une taie snr l'œil, s'il a une ^e qui ne le quitte point, on une grotelle répandue snr le corps, ou une lemie.
c Tout homme de la race du prêtre Aaron qui aura quelque tache ne •'approchera point pour offrir des victimes au Seigneur ou des pains cou* laorés.
c Néanmoins, il pourra manger des pains qui sont offerts dans le sanoj tnaire.
c Biais de telle sorte, qu'il n'entrera point au dedans du voile et qu'il n'approchera point de l'autel, parce qu'il a une tache et qu'il ne doit point souiller mon sanctuaire. Je suis le Seigneur qni les sanctifie. . •••
MOSES OU MOÏSE ET LA SOCléré HÉBRAÏQUE 199
Mariage des prêtres d'après les Vedas et les instUntioh. brahmaniques.
Extrait du Veda (préceptes).
« Qae le brahme épouse une jeune brahmine rierge et sans taobe, lors^ qu'il aura accompli le temps de son noyiciat et reçu Tinvestiture sacrée.
< Qn*il ne reohercbe pas une veuve, une fille malade ou de mauvaises mœurs, ou toute autre appartenant à une famille qui n'étudie point rÊoriture sainte.
« La femme qn*il cboistra devra être agréable et bien faite; que sa ' marche toit pudique et timide, son visage doux et souriant, sa boucbe pure de tout baiser; que sa voix soit mélodieuse et caressante comme celle du datyboua; que ses yeux respirent IMnnocence dans l'amour. Car c'est ainsi que la femme remplit la maison de joie et de bonheur et qu^elle attire la prospérité.
< Qu'il se garde de toute femme de raoe impure ou vulgaire : il serait souillé par son contact, et ainsi il serait la cause de la dégradation de sa fitmiUe.
< La femme dont les paroles, les pensées et le corps sont purs, est un baume céleste.
t Bien heureux sera celui dont le choix sera ratifié par tous les geni de bien. >
Manou, livre III, id.
f D est enjoint au dwidja de se choisir une femme de sa classe
t Qu'il prenne une vierge bien faite, dont le nom soit agréable, qui ait la démarcbe gracieuse du cygne ou du jeune éléphant, dont le corps ' toit revêtu d'un léger duvet, dont les cheveux soient fins, les dents petites et les membres d'une douceur charmante.
m Qu'il évite celle dont hi famille néglige les saoremeots, ne produit pas d'enfants mâles ou n'étudie pas la sainte Écriture •«, bu celle dont les parents sont affligés de maladies honteuses
Ramatsarlar (commentaires), id.
c Le brahme qui épouse une femme qui n*est point vierge, qui est Teuve, qui a été répudiée par son mari ou qui n'est point connue comme «ne femme vertueuse, ne peut être admis à offrir le sacrifice, car il est impur, et rien ne peut laver sa souillure.
m II n'est rapporté, dit le divin Manou, ni par l'histoire, ni par la tradition, qu'un brahme, même par force, ait épousé une fille de basse classe.
« Que le brahme épouse «ne brahmine, dit le Veda.
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c Donc il est écrit que le braliroe ne peut rechercher mi« femme èê basso extraction ou de la classe service.
1 Le divin Manou dit encore :
< Lq brahnie qui partage la couche d'une femme sondra sera rejeté du séjour céleste.
« Aucune purification n'est prescrite par la loi pour celui dont les lèvras sont souillées par celles d'une femme soudra, et qui a respiré son Luleiue impure. ......
Défauts gui excluent les prêtres des sacrifices à la divinité d'après les institutions brahmaniques.
Ramatsariar (Commentaires) :
c Le brahme atteint de maladies honteuses, comme la lèpre, l'élépliantJasis ou la gale, ne peut entrer dans le temple pour offrir le sacrificOf car il est impur, et Dieu ne recevrait point son offrande.
« Cette impureté durera tout le temps de la maladie, et dix jours au delà, et il se puriiiera par des ablutions dans l'ûtong sacré du temple, et par trois fois s'aspergera d'eau lustrale.
c Si la maladie ne se peut guérir, il sera eicclu pour toujours dei sacriiicos, mais il aura sa part duus les offrandes do riz, de miel, de beurre clarifié, de gmins et d'animaux é^^orgoi pour le sarilice; car le divin Manou a dit qu'il serait frappé <lc mort dniis touU'S ses naisrauces suc* ce^sives, le brahme qui userait d'une nourriture uou consacrée. »
Ainsi, comme on peut le voir, les livres sacrés et le? théologiens de Tlnde n'éloignent du temple et des sacri* fices que le brahme affecté de maladies contagieuses, e* cela seulement pendant la durée de ces maladies.
Après avoir copié ce principe, la Bible Texagère dans ses applications, et, comme toujours, avec une étroitesse d'idées voisine du ridicule.
Comment trouvez-vous ce Jéhovah de Moïse qui chasse de son temple tous ceux qui ont une taie sur Vceil ou qui ont le malheur de naître avec un nez ou trop grande ou trop petit, ou tortu.
Les lumières de la foi doivent sans doute avoir le secret de ces choses aussi tristes que curieuses, et qui témoignent
liOSES OU MOlSB ET LA SOCIÉTÉ BÉBBaIQUB 201
d profondément de Tétroitesse d^idées et du pea d'élévation d'esprit de leur auteur.
Baser des vices rédhibitoires religieux sur une affection de Toeil ou la forme du nez !...
C'était bien la peine de renier les superstitions d'Égjpta et de faire exterminer les sectateurs de Molocht
Il est temps, croyons-nous, d*en finir avec ces comparaisons de coutumes indoues et hébraïques; ce n*est pas que le terrain nous manque et que les textes nous fassent défaut, mais il nous parait superflu d'en encombrer ce vo» lume aux dépens des autres matières qu*il doit encore traiter.
Aussi bien la preuve de la thèse que nous soutenons, à savoir : Que la société judaïque ne fut par l'Egypte qu'une émanation indoue, comme, du reste, toutes les autres civilisations de l'antiquité, nous paraît-elle assez suffisamment faite pour qu*il nous soit permis d'aborder la partie la plus intéressante de notre tâche.
Ne serait-ce pas nier 1 évidence, après des rapprochements aussi concluants, après les études générales de la première partie de celte œuvre, que de repousser Tinfiuence des sociétés primitives de l'Orient »ur l'antiquité tout entière, pour attribuer ces ressemblances à un hasard inintelligent.
11 ne reste à nos adversaires pos^ibles que deux moyens pour essayer de renverser ces faits et les conclusions qui en découlent.
Le premie^ consistera à soutenir que l'influence attribuée par nous à l'Inde sur les peuples anciens peut tout aussi bien venir de Moïse et de la révélation biblique.
Le second consi>tera à mettre en doute l'authenticité des livres sacrés des Indous, t)u tout au moins à leur assit^ner une origine postérieure à celle de Moïse.
Ces deux objections, que, du reste, j'ai déjà entendu te produire, ne sont graves qu'en apparence; mais il est juste
Là, BIBLE DANS L INDB
de compter avec elles, et bien que les premières pages de/ cet ouvrage n'aient été écrites que pour les combattre, iL reste à démontrer qu'elles ne sont que le résultat d*un) anachronisme historique et philosophique.
Cette question, une fois vidée, allégera d'autant les sublimes traditions de la Genèse indoue, que nous allons aborder, et que nous tenons par dessus tout à affaiblir le moins possible par des discussions qui ne manqueraient pas d'en diminuer l'intérêt.