‹ Études indianistesChapitre 4 sur 122 · LES VOIX DE LIXDB · texte numérisé non relu

LES VOIX DE LIXDB

Boarrissons, pressant en Tain le sein glacé de leurs mères mortes de faim?...

Hélas I que d*liorribles misères il m'a été donné de contempler!

Un peuple souriant avec indifférence sous la main de fer qui le tue, se couronnant de fleurs aux jours de famine, pour mourir avec gr&ce comme rathlète romain et creusant joyeusement de ses propres mains le tombeau de ses gloires antiques, de ses souvenirs, et de son indépendance.

Quelle influence funeste, me disais-je, a donc été la cause d*un pareil état de décomposition?... Est-ce simplement rœuvre des siècles et les nations sont- elles destinées comme l'hemme à mourir dans la décrépitude?

Pourquoi les saines et pures doctrines des premiers âges, pourquoi le sublime enseignement des Vedas ont-ils abouti à ce résultat!...

Et j'entendais toujours les brahmes, les savants, les philosophes et les poètes discourir sur les grandes vertus sociales, l'immortalité de l'âme et la Divinité!...

Et je voyais toujours les populations s'incliner devant celui qui leur donné leur sol si fertile et leur soleil si beau!...

Mais je flnis par comprendre!... ce n'était plus, hélas I qu'une leçbn... Et je vis avec tristesse que ces peuples avaient troqué l'esprit de leurs sublimes croyances contre un fanatisme de mot, le libre arbitre et la volonté de rhomme libre contre l'aveugle et stupide obéissance de 1 esclave.

Oh! alors, je voulus soulever le voile qui cachait le passé, remonter à l'origine de cette nation moribonde qui, sans force pour l'affection comme pour la haine, sans enihousiasme pour la vertu comme pour le vice, ressemble à

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