LINDE EN PACK DFS TEMPS ANCIENS CO
Comme épouse de Siva, Dieu qui préside à la destruction, mais pour renouveler et régénérer, elle est Parvady.
Brahma est considéré par les Yedas comme s'étant tacrifié pour la création. Non-seulement Dieu s*est incarné jet a souffert pour nous régénérer et nous ramener à notre source divine, mais il s'est même immolé pour nous donner l'existence.
Sublime idée, que Ton trouve exprimée, dit M. de Hum* boldt, dans tous les livres sacrés de l'antiquité.
De là, suivant l'expression des livres saints :
« Brahma est tout à la fois le sacrificateur et la victime, de sorte que le prêtre gui officie tons les matins aux cérémonies du Sarvameda, sacrifice universel et symbolique de la création, en présentant son offrande à Dieu, ^identifie au sacrificateur divin, qui est Brahma. Ou plutôt cest Brahma, victime dans son fils Christna, qui est venu mourir sur la terre pour nous sauver, qui accomplit luirmême le sacrifice solennel, »
Ces dernières lignes offrent des points délicats et curieux de comparaisons Ce n'est point là le lieu d y toucher; je n'aborderai ce sujet que les mains pleines de preuves dans le chapitre spécial qui lui sera consacré, cl ce, avec l'impartialité d'un libre esprit qui ne recherche que des vérités sciçntiâques, sans nul souci des haines qu'il pourra soulever.
Lorsque le régulateur des mondes vit la surface de la terre émailléede ûeurs ravissantes, les champs et les prairies couvertes de végétation, et la nature, brillante de jeunesse et de force, répandre tous ses trésors sur le globe, il envoya l'Esprit-Saint, le Verbe, son premier engendré, qui procéda à la création de l'homme et des animaux.
Le dieu se présenta, disent les Sastras, pourvu d'une variété infinie de formes et d'une multitude d'organes, image frappante de la toute-puit^sance et de la suprême iagesse, que nul esprit ne peut se représenter, et dont
personne n'a pu mesurer Tétendue ni sonder la profondeur.
A l'homme, il donna cinq organes, le tact, la vue, redorât, le goût, Touïe, et un sixième, admis par tous les philosophes indous, et appelé Mamas, qui est l'agent de l'union des sexes.
Les sectateurs de Boudha, qui fut le réformateur, le Luther de l'autorité théocratique des hrahmes, et dont les principes se répandirent dans le nord de la haute Asie, çn Tartarie, en Chine et jusqu'au Japon, ne reconnaissaient ni le sixième sens, ni le cinquième élément. C'est un des points nombreux sur lesquels ils diffèrent avec les orthodoxes.
La philosophie sankja le définit : « un organe par affinité, participant aux propriétés des autres, et qui sert tout à la fois à la sensation et à Taction . n
On sait qu'Aristote avait également admis ce sixième sens.
Les anciens étaient divisés d'opinion sur l'âme des bêtes; les platoniciens leur accordaient la raison et Tentendcment, mais à un degré moindre qu'à l'homme; les péripatéticiens ne leur reconnaissaient que la sensation.
Les Sastras promettent non-seulement à l'homme l'immortalité dans les cieux, mais ils proclament encore hautement l'immortalité de l'âme et l'existence d'une autre Tie pour les animaux.
C'est sans aucun doute de ce principe que découle la métempsychose, qu> de l'Inde où elle fut admise tout d'abord, passa plus tard dans le restant de l'Asie et en Grèce.
Ces mêmes ouvrages considèrent les âmes individuelles comme une émanation de Tâme suprême de Tunivers, comme une portion de l'essence divine; elles vont s'absorber, à l'heure de la décomposition, dans le sein de Dieu, comme la goutte d'eau que la pluie jette sur le sable re-